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s. Ps. CTW, 18.
vous ferai bien porter la peine de tous ces regards voluptueux qui me coûtent si cher! quel torrent de larmes ne vous forcerai-je pas alors à répandre! quelle violence ne ferai-je pas de tous mes sens pour en expier l'abus et les soumettre à la loi divine ! Non, vous vous flattez en vain, il n'y aura plus de temps ; tout est désormais éternel, Ir supplice comme la récompense.
Pourquoi, nous dit-on, pour un péché qui passe si vite, est-on condamné à une peine éternelle? « 0 homme, qui es-tu, pour répondre à Dieu *? » Et néanmoins, afin de satisfaire en un mot à ta question : n'est-il pas vrai que, lorsque tu te livres aux objets de tes passions, tu veux pécher sans fin? Combien de fois as- tu protesté aux complices de tes désordres que tu ne leur serais jamais infidèle? Toutes tes protestations s'en vont en fumée, le vent les emporte, parce que Dieu confond tes projets; mais c'est là l'intention de ton cœur; tu ne veux jamais voir finir la chose où tu mets ton bonheur : et la marque que tu désires pouvoir toujours pécher, c'est que tu ne mets point de fin à tes crimes, tant que tu vis. Combien de pâques, de jubilés, de maladies, d'exhortations, de menaces, dont tu n'as tiré aucun profit! Tout passe pour toi comme l'eau : n'est-il pas juste ensuite « que celui qui n'a jamais voulu cesser de pécher, ne cesse jamais aussi d'être tourmenté?» Ut nunquam careat supplicio, qui nunquam voluit carere peocato 2.
Les hommes font leur plaisir de ce que Dieu envoie pour se venger, tant ils sont abandonnés au sens réprouvé de leur cœur : Tradidit eos in reprobum sensum *. Dieu fera k