I. s. Aag., Enar. in Ps. i; ton». IV. col. «oi
Tant qu'on est attaché au monde, on ne soupçonne pas qu'on puisse seulement aimor Dieu; on prend tout à mai.
Les méchants ne veulent point trouver de bons, de peur de conviction, et pour na point se joindre aux bonnes œuvres. De tout temps la profession de vouloir bien faire a été odieuse au monde.
On hait lies gens de bien, « parce qu'ils rendent témoignage contre le monde, que ses œuvres sont mauvaises: » Quia testimoîïium pei'hibeo de illo quod opéra ejus maîa sunt '» On en médit ; on donne de mauvaises couleurs à leurs actions : on veut se persuader et dire qu'il n'y en a point.
On ne saurait s'élever trop fortement contre ceux qui s'imaginent qu'il n'y a point de vrais pieux. D'où résulte : premièrement, qu'ils désespèrent de le pouvoir devenir; secondement, qu'ils ne se joignent à aucune œuvre de piété, parce qu'ils soupçonn.'nt toujours du mal caché.
Pour prémunir les esprits conlre la tentation qu'il n'y a point de gens de bien, disons-leur : Estote taies, etinvenietis taies : « Soyez tels que vous désirez de voir les autres, et vous en trouverez qui vous ressemblent. » Dans la grange tout semble paille, le bon grain est mêlé et caché dedans; il faut profiter de ce mélange. L'Église est ici-bns comme dans un pèlerinage ; elle est étrangère : faut-il s'étonner si elle est mêlée de tant d'étrangers^