‹ Sermons choisis de BossuetChapitre 216 sur 223 · J^SaDD., TU · texte numérisé non relu

J^SaDD., TU

Dieu envoie annoncer avec diligence à ceux qui espèrent toujours dans le monde, aux gens de la cour que leur espérance engage : Vœ terrœ : « Malheur à la terre. » Mais à qui ce malheur? Ite, angeli veloces^ ad gentem convulsam et dû laceratam, ad gentem exspectantem et conculcatam : « Allez en diligence, ambassadeurs, vers une nation divisée et déchi* rée, vers une nation qui espère et qui attend, et qui est foulée aux pieds. » Et combien n'est-elle pas foulée aux pieds? Cujus diripuerunt fiumina terram ejus * ; ^ Dont la terre est ravagée par l'inondation des fleuves, » à qui tout ce qui coule et s'échappe a ôté tout le solide.

Les vanités, les vices nous trompent dès le commencement du monde, et nous ne sommes pas encore désabusés de leur tromperie.

DU TKMPS

Notre vie est toujours emportée par le temps qui noue échappe; tâchons d'y attacher quelque chose de plus ferme que lui.

Il est tard de ménager quand on est au fond : rien de plus essentiel que de travailler de bonne heure. Il faut épargner le temps de la jeunesse : celui qui reste au fond n'est pas seulement le plus court, mais le plus mauvais, et comme la lie de tout l'âge.

IL FAUT RéOLBB 8A TIB

C'est un grand défaut dans les hommes de vouloir tout régler, excepté eux-mêmes.

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