II Ibid., i\ T
3. s. Prosp., C'irt/i. lie Ingr., cap. li. k. B. Opt. Mil., lib. II, n- 4; édit 1700,' ^ 8. Teo., senn. xli, cap. v.
de cérémonieB, qu'une seule de leurs réponses se trouve notée par la souveraine rigueur d'un concile œcuménique : ces fautes particulières n'ont pu faire aucune impression dans la chaire de saint Pierre. Un vaisseau qui fend les eaux n'y laisse pas moins de vestiges de son passage. C'est Pierre qui a failli, mais qu'un regard de Jésus ramène aussitôt 1 ; et qui, avant que le Fils de Dieu lui déclare sa faute future, assuré de sa conversion, reçoit l'ordre de confirmer ses frères» : et quels frères? Les apôtres; les colonnes mômes : combien plus les siècles suivants ! Qu'a servi à l'hérésie des monothélites d'avoir pu surprendre un pape? l'anathème qui lui a donné le premier coup n'en est pas moins parti de cette chaire, qu'elle tenta vainement d'occuper ; et le concile sixième ne s'en est pas écrié avec moins de force : « Pierre a psirlé par Agathon'. » Toutes les autres hérésies ont reçu du môme endroit le coup mortel. Ainsi l'Église romaine est toujours vierge; la foi romaine est toujours la foi de l'Église ; on croit toujours ce qu'on a cru ; la môme voix retentit partout ; et Pierre demeure dans ses successeurs le fondement des fidèles. C'est Jésus-Christ qui l'a dit; et le ciel et la terre passeront plutôt que sa parole.
Mais voyons encore, en un mot, la suite de cette parole. Jésus-Christ poursuit son dessein; et après avoir dit à Pierre, éternel prédicateur de la foi : o Pu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église*, » il ajoute : « et je te donnerai les clefs du royaume des ci eux. » Toi qui as la prérogative de la prédication de la foi, tu auras aussi les clefs qui désignent l'autoricé du gouvernement. « Ce que tu lieras sur la terre, sera lié dans le ciel ; et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans le ciel. ■ Tout est