Ibid., I, i
f. Ibid., m, iy 7.
t. Ibid., H, H. tO. Ibid., X.
le seul pontife qui, au-dessus, dit saint Paul», du péché et de rignoi'ance, n'a pu ressentir la faiblesse humaine que dans la mortalité, ni apprendre la compassion que par ses souffrances. Mais les pontifes ses vicaires, qui tous les jours disent avec nous : « Pardonnez-nous nos fautes, » apprennent à compatir d'une autre manière, et ne se glorifient pas du trésor qu'ils portent dans un vaisseau si fragile.
Mais une autre faute de Pierre donne une autre leçon à toute l'Église. Il en avait déjà pris le gouvernement en main quand saint Paul lui dit en face, qu'il « ne marchait pas droitement selon l'Évangile* ; » parce qu'en s'éloignant trop des gentils convertis, il mettait quelque division dans l'Égliie. Il ne manquait pas dans la foi, mais dans la conduite'; et encore que cette faute lui fût commune avec Jacques, il ne s'en prend pas à Jacques, mais à Pierre, qui était chargé du gouvernement; et il écrit la faute de Pierre dans une épître qu'on devait lire éternellement dans toutes les Églises avec tout le respect qu'on doit à l'autorité divine : et Pierre, qui le voit, ne s'en fâche pas; et Paul, qui l'écrit, ne craint pas qu'on l'accuse d'être vain. Ames célestes, qui ne sont touchées que du bien commun, qui écrivent, qui laissent écrire, aux dépens de tout, ce qu'ils croient utile à la conversion des gentils et à l'instruction de la postérité. Il fallait que dans un pontife aussi éminent que saint Pierre les pontifes ses successeurs apprissent à prêter l'oreille à leurs inférieurs, lorsque beaucoup moindres que saint Paul, et dans de moindres sujets, ils leur parleraient avec moins de force, mais toujours avec le même dessein de pacifier l'Église. Voilà ce que saint Cyprien*, saint Augustin 'et les autres Pères ont remarqué