Ikid., 22, î
iO*2 SERMON
d'une môme voix, dans la chaire de saint Pierre, la plénitude de la puissance apostolique : c'est un point décidé ei résolu; mais ils demandent seulement qu'elle soit réglée dans p^'i exercice par les canons, c'est-à-dire par les lois communes de l'Église, de peur que, s'élevant au-dessus de tout, elle ne détruise elle-môme ses propres décrets.
Ainsi le mystère est entendu : tous reçoivent la môme puissance, et tous de la môme source ; mais non pas tous en môme degré, ni avec la môme étendue : car Jésus Christ se communique en telle mesure qu'il lui plaît, et toujours de la manière la plus convenable à établir l'unité de son Église. C'est pourquoi il commence par le premier, et dans ce premier il forme le tout; et lui-même il développe avec ordre ce qu'il a mis dans un seul. « Et Pierre, dit saint Augustin*, qui, dans l'honneur de sa primauté, représentait toute l'Église, reçoit aussi le premier et le seul d'abord les clefs qui dans la suite devaient être communiquées à tous les autres*, » afin que nous apprenions, selon la pratiqua d'un saint évoque de l'Église gallicane*, que l'autorité ecclésiastique, premièrement établie en la personne d'un seul, ne s'est répandue qu'à condition d'être toujours ramenée au principe de son unité ; et que tous ceux qui auront à ^exercer se doivent tenir inséparablement unis à la môme chaire.
C'est cette chaire romaine tant célébrée par les Pères, où ils ont exalté, comme à l'envi, « la principauté de la chaire apostolique , la principauté principale , la source de l'unité, et dans la place do Pierre l'éminent degré de la chaire sacerdotale ; l'Église mère, qui tient en sa main la conduite de toutes les autres Églises ; le chef de l'Épiscopat, d'où part le rayon du gouvernement; is, chaire
{. s. ÀMg., m Joamt., tract. cxxi«.