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i. li'id., il. l7.
5j| SERMON
de Jérusalem par la seule fermeté de cette parole : Isonposmïïius ; « Nous ne pouvons pas. »
Mais, saints disciples de Jésus-Christ, quelle est cette nouvelle impuissance? Vous trembliez en ces derniers jours, et le plus hardi de la troupe a renié lâchement son maître ; et vous dites maintenant : Nous ne pouvons pas. Kt pourquoi ne pouvez-vous pas? C'est que les choses ont ê:é changées ; un feu céleste est tombé sur nous, une loi a été écrite en nos cœurs, un Esprit tout-puissant nous presse : charmés de ses attraits infinis, nous nous sommes imposé nous-mêmes une bienheureuse nécessité d'aimer Jésus-Christ plus que notre vie ; c'est pourquoi nous ne pouvons plus obéir au monde : nous pouvons souffrir, nous pouvons mourir ; mais nous ne pouvons pas trahir l'Évangile, et dissimuler ce que nous savons : Non possumm ea quœ vidimus et audivimus non loqui ^ .
Voilà, messieurs, quels étaient nos pères; tel est l'esprit du christianisme, esprit de fermeté et de résistance, quia ' met au-dessus des présents du monde, au-dessus de sa haine la plus animée, au-dessus de ses menaces les plus terribles : c'est par cet esprit généreux que l'Église a été fondée; c'est par cet esprit qu'elle s'est nourrie : chrétiens, ne l'éteignez pas : Spiritum nolite extinguere. Quand on tâche de nous détourner de la droite voie du salut, quand le monde nous veut corrompre par ses dangereuses faveurs, et par le poison de sa complaisance, pourquoi n'osons-nous résister? Si nous nous vantons d'être chrétiens, pourquoi craignons-nous de déplaire aux hommes? et que ne disonsnous avec les apôtres ce généreux « Nous ne pouvons pas? » Mais l'usage de cette parole ne se trouve plus parmi nous : il n'est rien que nous ne puissions pour satisfaire notre ambition et nos passions déréglées. Ne faut-il que trahir notre conseil nce, ne faut-il qu'abandonner nos amis, ne