‹ Sermons choisis de J. Saurin sur divers textes de l'Ecriture sainteChapitre 11 sur 33 · XVIII NOTICE · texte numérisé non relu

XVIII NOTICE

Egypte qui les renferme soit à jamais le théâtre dé m( vengeance et de sa malédiction, il en retirera les restes de son Israël avec force, à bras éimdUj avec des vaseê A* or et it argent^ sans qu'il y demeure même un onffié de son peuple \ selon Texpression de Moïse *. »

Dans son discours sur les Prefùnâeurs divines ^ il console les réfugiés et les relève, en leur montrant Louis XIV) si longtemps heureux dans toutes ses ^H trèprises, déchu de sa haute fortune et oourbé à soA tour sous la main d'un Keu vengeur. On ne lira pas^ sans un sentiment de tristesse amère, cette invective éloquente d*un Français devenu étranger à son aneiennè patrie, et qui se réjouit de nos désastre» de HiH miilies et d*Hochstet. Mais il ne faut pas oublier que pour lui, comme pour la plupart des fugitif^ exaspérée par le malheur, les sujets de Louis XlY ne sont plus qa« des ennemis, et que les ennemis de la France sont devenus leurs concitoyens.

« Je le vois d*abord égalant, que dis-je, surpassant les plus superbes pot^atats , parvenu à un point d^élévation qui fait l'étonnement du monde universel, nombreux dans sa famille, victorieux dans ses armées , étendu dans ses limites. Je vois des places cœiquises^ des batailles gagnées, tous les coups que l'on perte à son trône ne servant qu*à raffermir. Je vois une eour idolâtre qui l'élève au-dessus des hommes, àu-dessus des héros, et qui l'égale à Dieu même. Je vois toutes les parties de l'univers inondées de ses troupes, nos

* Exode X. 26.

' Extrait du sermon tur VAamîSM»

SUR JÂGQIIE» SAURIN. Xlt

frontières menaoées y la religion qui chancelle, et le monde prolestant an terme de sa ruine. À la vue de ces orages» je n'attends plus que le dernier coup qui va ren^ verser l'Église et je m'écrie : 0 nacelle battue de la tem-* f)éte, vas*-tn être engloutie dans les flots !...

€ Voici la Dignité qui découvre le bras de sa sain-' teté \ qui sort du sein du chaos, qui nous confond par les miracles de son amour, après nous avoir confondus par les ténèbres de sa Providence* Voici dans l'espace é^ deux campagnes ^ plus de cent mille ennemis ou en*» sevelis dans les ondes » ou emportés par l'épée de nos scridats» ou foulés aux pieds de nos chevaux, ou accablés do nos diaines. Voici des provinces entières soumises à notre obéissance. Voici nos généreux guerriers cou-* verts des plus beaux lauriers qui eussent jamais frappé notre vue. Voici cette puissance fatale qui était montée jusqu'au ciel, la voici qui chancieUe, qui tombe... Mes frères» que ces événements nous rendent sages. Ne jugeons pas de la conduite de Dieu par nos idées , et apprenons à respecter les profondeurs de sa providence *. 1

Mais s'il prodigue les paroles les plus consolatrices à ses c(Mnpagnons d'exil , s'il exalte ces hommes qui, selon son expression, n'ont emporté que leur vie pour telin S il est sans pitié pour ceux qu il accuse de trafiquer de la vérité et qu'il flétiit du nom de tempori"

' » Bnidi^i^ 10.

^ Les campagnes d'Uoehstet et de Ramiiiies.

' Extrait du sermon sur Ut Profondeur divinet.

* Sermon pour la consécration du temple de Voorbourg.

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