‹ Sermons choisis de J. Saurin sur divers textes de l'Ecriture sainteChapitre 23 sur 33 · SUR L*IMNENS1TB DE DIEU · texte numérisé non relu

SUR L*IMNENS1TB DE DIEU

premeni dites de quelques parties qu'il possède. Àusâi, quand il se les attribue, il leur donne une si vaste étendue qu'on aperçoit facilement que ûe n'est poS dans un sens groaêier qu'il les faut entendre^ S'il a des mains» oe sont des mains qui < pèsent au orochet les montai gnes» et les coteaux à h balance \ » et qui « mesurent dans leur cjceux les eaux profondes de la mer ; » s'il a des yeux , ce âont des yeux qui percent dans les lieux les plus reculés; s'il a des pieda» ce $pnt des pieds qui s'ap* puient du ciel sur la terre, «car le oiel est son trône et la terre est le marchepied de ses piedà ^ ; » s'il a une voix» elle est « comme le biniit des grandes eaui^ elle brise les cèdres du liban et fait sauter le mont Scirjon comme un faon de licorne '. »

Et cela me fait souvenir d'un beau passage de Platon ; il disait que lés dieux ^ surtout celui qu'il appelait lô premier bon et la beauté ineffable, no pouvaient se comprendre que par le seul entendement et par la dis-» traction des choses sensibles ; ()ue pour contempler la Divinité» il faut s'élever au-dessus des idées terrestres; que les yeux no sauraient la voir, que les oreilles ne peuvent l'oulr ; pensée que Julien l'Apostat, grand partisan de ce philosophe, exprime si noblement dans la satire contre les Césars. Ainsi tout concourt à l'établisse^ ment de notre premier principe, que Dieu est un esprit.

Mais prouver que Dieu est un esprit, et prouver qu'il n'occupe point de lieu, du moins selon la manière dont notre imagination se le représente, selon nous c'est établir la même thèse.

Je sais combien il est malaisé de faire sentir cette ooo&équeiico» noh-sculcment à ceux du peuple, qui

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