SUR LA LÈPRE DU PÉCHÉ, ETC
mundare ^. Quand le prêtre parle, Jésus parle : c'est lui qui dit : « Je le veux, soyez guéris : )) Volo, mundare.
Il lui défend de parler, il l'envoie aux prêtres a pour u leur servir de témoignage : » In testùnommn illis ^ Ce n'est pas qu'il veuille que le peuple ignore ses merveilles et sa mission ; il veut qu'il les apprenne par la voie ordinaire établie de Dieu.
La cure du lépreux. La lèpre est une impureté : elle signifie le péché. « [Le pécheur ainsi que le lépreux] doit « être condamné comme impur : » Immunditiœ condemnabitur 3. On ne traite pas de même tous les lépreux. La lèpre nouvelle et la lèpre invétérée. Les pécheurs ne doivent pas s'étonner si [on les traite] diversement. Médecins qui ne discernent pas. Il faut savoir discerner entre la lèpre et la lèpre. Les clefs pour fermer et pour ouvrir. La communion avec discrétion : Et dixit Athersatha eis ut non comederent de sancto sanctorum, donec surgeret sacerdos doctiis atque jjerfectus '^ '. u Le gouverneur leur dit de ne point (( manger de viandes sacrées, jusqu'à ce qu'il s'élevât un (( pontife docte et parfait. » « Un malade, dit saint Augus- (( tin, reçoit d'autres préceptes pour traiter sa maladie, (( que ceux qu'on lui donne en santé : » Sccimda prœcepta œger accepit ^.
(( Tout homme infecté de la lèpre, qui avait été séparé « des autres par le jugement du prêtre, devait avoir ses « vêtements décousus, la tête nue, le visage couvert de son (( vêtement, et devait crier qu'il était impur et souillé. Il (( était obligé de demeurer seul hors du camp, pendant « tout le temps qu'il était lépreux et impur : » Quicumque
i Matth. viii, 2.
^- Ibid. 4.
3 I.evit.wn. 8.
4 I, Ksdr. II, G3.
^Serm. lxxxmii, n° 7, t. v, col. 473. Ser7)i. ccL\x\n, n» 2, col. 1 124.