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ceux dont il est écrit que « Dieu a les oblations en hor- (( reur : » Laboravi sustinevs ^ : a ils me sont à charge. » Il déteste tes pénitences stériles et tes réconciliations si souvent trompeuses : et comment pourrait-il aimer un arbre qui ne lui produit jamais aucun fruit? Ah ! réveillons-nous, il est temj^s; il est temps plus que jamais que nous commencions à faire des fruits dignes de la pénitence. Après cette réunion solennelle de Dieu avec nous, et ce grand renouvellement que le jubilé a fait en nos âmes, commençons à vivre, fidèles, avec notre Dieu comme des pécheurs réconciliés, comme des rebelles reçus en grâce ; respectons la miséricorde qui nous a sauvés, et la foi que nous lui avons engagée : car si nous continuons à lui être à charge, à la fm elle se défera tout à fait de nous; et, retirant les remèdes dont nous abusons, elle nous laissera languir dans nos maladies. C'est la seconde considération que je vous propose, pour vous obHger, chrétiens, à être fidèles à la pénitence, parce que ce remède est si nécessaire, qu'on se jette dans un grand péril, quand on se le rend inutile.
SECOND POINT
Une des quaUtés de l'Église qui est autant célébrée dans les Écritures, c'est sa perpétuelle jeunesse et sa nouveauté qui dure toujours. Et si peut-être vous vous étonnez qu'au lieu que la nouveauté passe en un moment, je vous parle d'une nouveauté qui ne finit point ; il m'est aisé, fidèles, de vous satisfaire. L'Église chrétienne est toujours nouvelle, parce que l'esprit qui l'anime est toujours nouveau, selon ce que dit Tapôtre saint Paul : a Ne vi- (( vous plus en l'antiquité de la lettre, mais en la nou-
> h. I, li.