XV. — De la médisance
La médisance attaque comme il se pratique dans la guerre : premièrement, elle tire l'épée ouvertement contre ses ennemis ; seconde
1 I. Cor. iv.
2 Rom. h, 1.
3 Joan. vm, 7.
* Math, vu, 5.
5 S. August. in Psal. lviii, Enar. i.
ment, elle va par embûches : « La bouche de l'homme trompeur s'est «ouverte pour me déchirer: » Os dolosi super me aperlum est '; troisièmement, elle assiège, elle empêche toutes les ouvertures de la justification, elle fait venir la calomnie de tant de côtés que l'innocence assiégée ne peut se défendre : « Ils m'ont comme assiégé par leurs discours remplis de haine : » Sermonibus odii circumdederunt me 2. Alors il n'y a de recours qu'à Dieu : « Ne vous taisez pas, mon « Dieu, sur le sujet de mon innocence : » Deus, laudem meam ne ta- « cueris 3.