POUR ON MARIAGE
veauté de sentiment que le temps peut atteindre, mais avec cette force de volonté qui grandit avec les années et qui resserre chaque jour de plus en plus les liens d'une union toujours prête à se rompre quand les sens en font seuls la raison et le fondement.
Elle vous dit de répondre à la confiance de votre époux par un sincère empressement à lui plaire, de charmer ses ennuis et ses peines, car le plus beau ciel a toujours ses nuages; de charmer ses ennuis et d'adoucir ses peines par la grâce de vos vertuS; par ces aimables prévenances dont les femmes vertueuses ont seules le secret et qui leur donnent, dans les ménages vraiment chrétiens, l'empire que leur refusent la nature et les lois.
Mais tous ces graves et précieux enseignements vous sont connus à l'un et à l'autre; la divine Providence vous a prodigué, dès la plus tendre enfance, les leçons les plus salutaires et les plus saints préceptes.
Vous en avez vu surtout les fruits inestimables dans des exemples domestiques que vous avez eus sans cesse sous les yeux, mademoiselle, et vous avez pu lire, dans la vie journalière d'une tendre mère, comment s'accomplissent avec honneur les obligations sacrées qui doivent maintenant embellir et remplir votre propre vie. Vous saurez vous rendre