LECTORB DES LIVRES SAINTS
La science de saint Bernard ne consista pas dans un amas de connaissances vaines qu'on acquiert par un dur travail , et qu'on débite sans fruit et sans onction. Il ne chercha pas à éblouir les esprits par de nouvelles découvertes, ni à se faire honneur de certains approfondissements qui flattent par leur singularité; mais à réformer les cœurs , et à rétablir la foi de ses pères sur la ruine des nouveautés profanes : enfin il ne fut pas de ceux qui regardent les sciences comme un trafic honteux, et qui font de c«s dons, destinés à maintenir le culte du Seigneur et l'honneur de ses sacrifices, l'occasion de leur gain et le prétexte de leur avarice.
Les livres saints fureut sa plus chère étude ; rien ne lui paraissait plus digne de la grandeur de l'esprit humain que l'histoire des merveilles de Dieu dans les livres de Moïse , les beautés de sa loi , les divins transports de ses prophètes , et l'onction des autres écrivains inspirés. Aussi il avait dévoré avec tant d'ardeur ce volume