‹ Sermons (volume 2)Chapitre 3 sur 3 · FIN · texte numérisé non relu

FIN

dernier jour pour ranimer la cendre de nos bien-aimés ; <( jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de temps ils ne se relèveront plus, et nul ne les peut réveiller de leur sommeil ! »

Il est pourtant vrai , ô mes frères et mes sœurs en affliction, que nous pouvons , dans un certain sens, racheter le temps même à l'égard de la mort , et réparer même ces pertes irréparables.

En effet, si nous ne pouvons pas retrouver les joies temporelles que nous avons perdues, nous pou- Tons acquérir à la place de ces joies, et par leur jrerte même, des biens spirituels qui sont mille fois plus précieux. Si douloureux que soit le sacrifice qui nous est demandé, ce n'est pas trop d'un tel prix pour payer les trésors célestes que le Seigneur nous offre en échange , la repentance et la sanctification.

De toutes les prédications de repentance , de toutes les exhortations à la haine du péché, la plus puissante est la mort de ceux que nous aimons. C'est par le péché que la mort est entrée dans le monde ; c'est dans le péché qu'il faut chercher la cause première de toutes ces douloureuses dispensations. C'est le péché qui sépare violemment le fils d'avec son père , le frère d'avec sa sœur , la femme d'avec son mari , la mère d'avec son enfant. C'est le péché qui fait peser sur le monde celte loi si cruelle et si injuste en apparence, en vertu de laquelle un pauvre petit enfant , encore incapable de discerner le bien du mal , est

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