‹ SermonsChapitre 47 sur 47 · VI. — Invocation au Dieu des armées ; prière pour la paix · texte numérisé non relu

VI. — Invocation au Dieu des armées ; prière pour la paix

Répandez donc, ô Dieu des armées, sous un prince si religieux, des esprits de foi et de piété sur ces guerriers armés pour sa querelle. Bénissez vous-même ces étendards sacrés ; laissez-y des traces de sainteté, qui, au milieu des combats, aillent aider la foi des mourants et réveiller l'ardeur de ceux qui combattent ; faites-en des signes assurés de la victoire ; couvrez, couvrez de votre aile cette troupe illustre qui vous les offre dans ce temple ; détournez avec votre main tous les traits de l'ennemi ; servez-lui de bouclier dans les divers événements de la guerre ; environnez-la de votre force ; mettez à sa tête cet ange redoutable dont vous vous servîtes autrefois pour exterminer les Assyriens; faites-la toujours précéder de la victoire et de la mort ; répandez sur ses ennemis des esprits de terreur et de vertige, et faites sentir sa valeur aux nations jalouses de notre gloire.

Mais non, Seigneur, pacifiez plutôt les empires et les royaumes : apaisez les esprits des princes et des peuples ; laissez -vous toucher au pitoyable spectacle que les guerres offrent à vos yeux. Que les cris et les plaintes des peuples montent jusqu'à vous ; que la désolation des villes et des provinces aille attendrir votre clémence ; que le péril et la perte de tant d'âmes désarment votre bras depuis si long» temps levé sur nous ; que tant de profanation que les armes traînent toujours après soi vous fassent enfin jeter .des yeux de pitié sur votre Église. Écoutez les gémissement des justes, qui, touchés des calamités d'Israël, vous disent tous les jours avec le prophète : Seigneur, nous avons attendu la paix; et ce bien n'est pas encore venu ; nous croyions toucher au temps de consolation, et voilà encore des troubles.

Ce sont vos iniquités, chrétiens, souffrez que je vous le dise en finissant, qui ont attiré sur nous ces fléaux du cieL Les guerres, les maladies, les autres calamités dont nous sommes frappes, sont des marques sûres de la colère de Dieu sur nos dérèglements. En vain nous gémissons sur les mal. heurs du temps et sur l'accablement de nos familles. Ehî gémissons sur nous-mêmes ; apaisons le Seigneur par le chan-

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MASSILLON

geraent de nos mœurs ; rétablissons la paix de Jésus-Christ dans nos cœurs ; calmons nos passions et nos ennemis domestiques : et nous verrons bientôt l'Europe calmée, les ennemis de la France apaisés, la paix rétablie partout, et un repos éternel succéder à celui d'ici-bas. Ainsi soit-il.

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AVERTISSEMENT. ..o ........... , 7

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SUR l'hypocrisie: Il

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