BB NOTRE SEIGNEUR JJÊSUS-CHRIST
Il est appelé le Sauveur. — Et bien loin. Monsieur, que la Bible autorise la distinctioo que vous voulez faire de deux Sauveurs, «Tu ue dois reconnaître d'autre Dieu que Moi, a n dit l'Éternel; et aussi n'y a-t-il point d'autre Sauveur » que Moi. (Osée XIII, 4.) C'est Moi, c'est Moi qui suis l'É- )) ternel ; et il n'y a point d'autre Sauveur que Moi. (Esaïe » XLIII ,11.) — Il n'y a point d'autre Dieu juste et Sau- D YEUR que Moi ! Vous tous les bouts de la terre , regardez i> donc vers Moi^ et vous serez sauvés.» (Esaïe XLV, 21 .)
Encore ici^ je le demande : tous ces titres peuvent-ils être donnés à une créature quelconque , sans la plus manifeste idolâtrie?
Maintenant, Monsieur, je vous en supplie, prenez bien garde à la manière dont vous parlerez d'un tel sujet. Dans quelques années infailliblement, vous serez jugé, non pas sur les écrits de M."^, mais sur la Sainte Bible , sur la Parole éternelle , et sur l'usage que vous en aurez fait !
Vous ue croyez pas digne éCun philosophe ^ dites-vous, le langage où nous appelons du nom de Dieu, Celui qui nous a sauvés sur la croix. Je justifierai bientôt ces expressions; mais écoutons d'abord ces paroles d'un Apôtre :« Prenez » garde que personne ne vous séduise par la philosophie et
font du terme lb SsiGiiBca pour désigner Jésas-Christ ; tandis qu^en citant PAncîen Testament ils ont toujours traduit le nom de Jéhova par ces mêmes mots le Sbignbub, e^tandis qvi^aucun autre Etre que Dieu n'a jamais, dans la Bible, été nommé tout court le Sbignbub.
Le seul nom de Filsdb Dieu , de Fils} unique et d'oNiQUB issu du Père, ce seul nom nous frapperait également , si Thabitade ne lui avait fait perdre pour nous une grande partie de sa force . — Les Juifs , dit St. Jean, le voulaient faire mourir parce quHl disait que Dieu était son propre Père, sb faisant bgalja Dieu. ( Jeaa Y; 18. ) « £oce intelligunt » Judjei quod non Ariani. »