‹ SermonsChapitre 68 sur 88 · CB QUB SAINT PAUL PRÊCHAIT · texte numérisé non relu

CB QUB SAINT PAUL PRÊCHAIT

Tel était donc Tapôtre Saint Paul ; c'était ainsi qu'il avait annoncé le conseil de Dieu , ionné du cor en Sion, et délivré son ame. — Mais quel était-il donc ce conseil de Dieu? c'est ce qui nous reste à vous dire» Mes. Frères, en nous contentant pour cela de considérer rapidement les expressions par lesquelles TÂpôtre Ta désigné dans notre texte.

A la vue de ces douleurs, de ces larmes» de ces combats de l'apôtre Paul; à la vue de cet homme , qui va de ville en ville y chercher de nouvelles souffrances, et qui ne tient compte de rien» pourvu qu'il apporte le message dont il est chargé, on se demande : Quel est-il donc ce message? — pourquoi ces combats^ ces douleurs, ces larmes? — de quoi s'agit-il? — quel est donc ce terrible conseil de Dieu qu'il vient nous annoncer? — Est-ce une voix sévère de commandemeQS et de menaces ? — Est-ce une loi de rigueur et de mort f

Eh aon ! mon Dieu ; non , Dieu de miséricorde , Dieu de l'Evangile» ce n'est pas là le message dont tu nous as char** gés auprès de nos frères! Non ! notre message c'est une parole de paiiet de réconciliation ; c'est une voix d'amour, de l'amour d'un Dieu, d'un amour que les anges adorent, et dans lequel , nous dit l'Ecriture, Us voudraient voir jusques au fond ; — c'est la bonne nouvelle de la gbage m Dieu ; c'est la voix du Dieu de Sinalqui fait taire son tonnerre» et qui crie à la terre : (c J'ai tant aimé h monde que de donner monFilê unique aumonde! » — c'est une voix.si tendre qu'elle changerait le cœur des démons eux-mêmes , si les démons pouvaient croire qu'elle leur fût adressée.

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lifais écoutez en quels termes TÂpôtre le désigne dans rtotre texte; écoutez ce, que c'est que ce message , ce conseil de Dieu qu'apportait Saint Paul aux hommes de son temps, et que nous sommes maintenant aussi nous-mêmes chargés de faire entendre à vos âmes, mes bîen-aimés Frères?

« Le ministère j dit-il, que f ai reçu du Seigneur, e est de rendre témoignage à la bonne nouvelle de la grâce de Dieu. » -^ Et en conséquence de celte bonne nouvelle de la grâce de Dieu , « il pressait tous les hommes j ajoute-t-il , de se convertir d Dieu et de croire en Jésus^ Christ Notre Sei* gneur^ »

Vous l'avez entendu , Mes Frères; vous l'avez entendu ! —"«'est une bonne nouvelle que vos ministres sont chargés de vous prêcher du haut de cette chaire. — Et cette bonne nouvelle, que vous annonce-t-elle? — Non pas une loi. Mes Frères -, mais un pardon , mais une grôce j c'est la bonne nouvelle de la grâce de Dieu, — Ce n'est pas la nouvelle que vous serez délivrés de la condamnation éternelle, et que vous serez tenus pour justes devant Dieu , lorsque préalablement vous vous en serez rendus assez dignes par vos mérites et par des larmes assez abondantes? — Eh ! seraitce là , je vous le demande, une bonne nouvelle? — Y a-til dans ce temple, parmi tous ceux qui m'écoutent^ une seule conscience assez aveuglée, assez téméraire, pour appeler un tel arrêt une bonne nouvelle?

Et que personne parmi vous n'imagine qu'en excluant vos œuvres de toute part à votre justiGcalion devant Dieu , l'évangile nous autorise à négliger de vous prêcher la pratique des bonnes-œuvres et la sanctiGcation du cœur; au contraire, Mes Frères, bien au contraire.

La première conséquence de l'évangile de la grâce > c'est

352 es QUE SAINT PAUL , PRÊCHAIT,

toujours celle-ci : Convertissez-vous dooc, retournez donc h Dieu 9 parce qu'il pardonne tant et plus ! — « Tout le but de nos prédications y dit Saint Paul, e^esî ht charité^ ce sont les bonnes-œuvres; la grâce qui donne le salut n*est tnanifes' tée d tous les hommes que pour nous enseigner d vivre dans le siècle présent selon la tempérance, la justice et la piété ^ en attendant f avènement de notre grand Dieu et Sauveur Jésus- Christ, qui s'est donné soi-même pour nous, afin que nous lui fussions un peuple qui lui appartint en propre , et qui fût zélé pour les bonnes'-œuvres ; — et si nous ne disons pas à nos Frères : GioriGez votre Dieu, aGn de mériter qu'il vous rachète ; nous ne devons cesser de leur dire de toutes les puissances de notre ame avec Saint Paul : « f^ous avez été rachetés d un grand prix, c'^est pourquoi glorifiez Dieu, dans vos corps et dans vos esprits qui lui appartiennent; car celui' qui a cette espérance en luise purifie, comme lui aussi estpur.ïk Mais que pourrais-je faire de mieux , Mes Frères , pour vous expliquer quel était cet évangile de la gr&ce de Dieu , que Saint Paul prêchait atix Ephésiens; que pourrais-je faire de mieux que de vous réciter simplement ce qu^il leur écrivait trois ans environ après la scène d'adieu rapportée dans notre texte : a Béni soit Dieu, leur écrirai t«ii, béni soit Dieu , qui nous a élus en Jésus-Christ avant la fondation du monde, afin que nous fussions saints et irrépréhensibles de^ varU lui par la charité! Et vous aussi, vous êtes en Christ — e^rés avoir cru la parole de la vérité, savoir, la bonne NOUVELLE QUE VOUS tTES SAUVÉS; Car Dieu, qui est riche en miséricorde ^ par le grand amour qu\l a eu pour nous , lors» que nous étions morts par nos transgressions ^ nous a vivifiés avec Christ ; car c*est par grâce que vous êtes sauvés par le moyen de la foi; et cela ne vient pas de vous : cUst le don de

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