INTRODUCTION
L'idée première de ce travail nous a été inspirée par M. le professeur agrégé Paul Courmont. Sous sa direction éclairée, nous avons entrepris de rechercher les relations qui peuvent exister entre le taux de la séro-réaction tuberculeuse dans les cas de bacillose pleurale et le degré de gravité de l’affection. En un mot, nous avons voulu savoir si le « séro-pronostic » pouvait exister dans la tuberculose, en général, mais particulièrement dans la pleurésie tubereuleuse, comme il existe dans la fièvre typhoïde, ainsi que M. Paul Courmont l’a montré dans sa thèse Inaugurale, à Lyon, en 1897.
Nous nous sommes surtout attaché à cette idée du séro-pronostic, liée intimement, pensons-nous, à celle du séro-diagnostic. La défense de l'organisme, en eftet, est due aux propriétés du sérum sanguin. Si on connaissait toutes celles-ci, on aurait un séro-pronostic parfait. Malheureusement il n’en est rien encore et, à ce point de vue, le séro-diagnostic tuberculeux nous renseignant sur le pouvoir agglutinant du sérum sanguin où d’un liquide d’épanchement est déjà un premier Jalon, indiquant la bonne route.
Nous avons, pour atteindre notre but, rassemblé un certain nombre de cas de pleurésies bacillaires,
SCT ES recueillies depuis six années dans divers services hospitaliers, et tout particulièrement à la clinique médicale de M. le professeur Bondet. Nous nous sommes livrés à une enquête aussi précise et aussi minutieuse qu'il nous a été possible de le faire, pour savoir ce qu'étaient devenus tous ces malades après leur sortie de l'hôpital. D’après les informations que nous avons recueillies au sujet de l'évolution de leur maladie, nous avons dressé une statistique dont nous nous proposons de publier les résultats en indiquant les déductions qu’ils comportent et en les interprétant dans le sens énoncé plus haut.
Pour rendre plus facile la compréhension du sujet, nous avons jugé bon de faire d’abord un exposé historique de la méthode du séro-diagnostic tuberculeux, puis une étude sur l’agglutination du bacille de Koch par les épanchements de la plèvre.
Dans un troisième chapitre, nous exposerons les. résultats de nos recherches, en montrant les rapports qui existent entre les variations du pouvoir agglutinant et la gravité clinique des divers cas de pleurésie bacillaire.
Le chapitre quatrième sera consacré à une étude expérimentale basée sur les travaux de MM. Arloing et Paul Courmont, comme confirmation des constatations faites chez l’homme.
Enfin, avant d'exposer nos conclusions, nous discuterons la valeur théorique et pratique que nous attribuons à la séro-réaction au point de vue du pronostic.
Mais avant d'entrer dans le vif de notre sujet, nous
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LS aber tenons à témoigner notre reconnaissance à tous les maitres qui ont contribué à notre éducation médicale.
M. le professeur agrégé Paul Courmont, médecin des hôpitaux, nous a toujours montré la plus grande bienveillance; il nous a guidé dans notre tâche, nous prodiguant et son temps et ses conseils pour une étude qui lui est particulièrement chère. Nous l’assurons ici de notre plus vive gratitude.
Nous remercions aussi M. le professeur Bondet du très grand honneur qu'il nous fait en acceptant de présider la soutenance de cette thèse. Il nous a ouvert aimablement les portes de sa clinique et de son laboratoire, et nous aurons toujours présent à l'esprit le souvenir de ses visites si familiales et si instructives.
M. le docteur Labry a guidé nos premiers pas dans nos études et nous voudrions l’en remercier mieux qu’en plaçant son nom en tête de ce modeste ouvrage; qu’il accepte ici l'hommage de notre reconnaissance.
Nous n’oublierons pas non plus nos premiers maitres de l’école de Dijon, MM. les professeurs Deroye, Parisot, Broussolle, Zipfel, et nous prions notre excellent compagnon de travail, le docteur J. Rousset, dont l’aide nous a été plus d’une fois précieuse, d’agréer nos remerciements en témoignage d’une amitié déjà vieille de quinze ans.