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FERRURES DES PORTES, GRILLES ET COURONNEMENT

Planche 13.

Figure 1. — Porte cochère avec ses ferrures.

Figures 2 à 24. — Porte d’écluse avec les nouveaux moyens de construction, et dont la serrurerie peut recevoir beaucoup d’applications. La figure 2 donne différentes ferrures disposées de manière à maintenir les assemblages. Les équerres et les T sont généralement employés : il ne faut pas multiplier et rapprocher les boulons, ils font fendre les bois quand ils sont sur la même ligne ; on doit préférer les ferrures qui embrassent les poteaux et les traverses, comme en voit en a.

Figures 3, 4, 6 et 7. — Porte d’écluse d’un nouveau procédé, par M. Bruyère. Elle offre les avantages suivants : 1° elle évite l’emploi des bois d’un fort équarrissage; 2“ et diminue le frottement des poteaux, des tourillons et des colliers en usage ; 3° elle offre une surface unie ; 4° le rapport du diamètre d’un poteau tourillon ordinaire étant à celui du poteau en fer comme 4 est à 1, le frottement dans le collier diminue dans lemême rapport; 5° on évite les bois d’un fort équarrissage ; 6° enfin, l’indépendance de chaque madrier en rend le changement facile. Les figures 3 et 4 en donnent le plan et l’élévation; la

figure 6, le châssis. Les deux montants et les traverses’ sont en fer forgé, ainsi que le bracon. Ces formes sont réunies par un assemblage particulier très-solide, qui contribue puissamment à empêcher le changement de forme auquel s’oppose le bracon lui-même. Des madriers doubles et à joints recouverts embrassent le châssis, et sont liés entre eux par des petits boulons, de manière à ne former qu’un seul corps.

Figure 5. — Autre châssis du même auteur. On y conserve le châssis et les entre-toises ordinaires en bois, en diminuant l’équarrissage, ce qui permet une armature en fer carré, encastrée de toute son épaisseur dans le châssis dont elle maintient la forme et les assemblages. Cette armature, à peu près semblable à la précédente, reçoit un tirage diagonal en ferme plat, qui ne forme avec elle qu’un seul système, et qui remplace avantageusement le bracon en fer carré de la porte précédente.

Pour le montant de la crapaudine à chapelle renversée, voir fig. 20, 21 et 22.

Figures 8 et 9. — Plan et élévation d’un collier de porte d’écluse, exécuté au canal de la Meuse au Rhin.

Figures 10, 11, 12 et 13. — Détails relatifs à l’engrenage et aux rubans métalliques qui peuvent le remplacer, pour faire mouvoir les portes. La hauteur de la moise permet d’employer deux rubans de chacun huit centimètres de largeur, dont le premier sera fixé à l’un des angles de la moise, et le second à l’angle opposé. Ces deux rubans sont également fixés à l’axe, au pignon vertical. Par ce moyen, l’un des rubans s’enroule autour de l’axe mis en mouvement par une manivelle, tandis que l’autre se déroule : ce qui remplace l’engrenage. Dans quelques circonstances, cet engrenage pourrait être divisé sur la hauteur, qui est très-grande, en faisant contraster les dents supérieures et inférieures. Fig. 12 et 13. Exemple d’un engrenage divisé' sur la hauteur, et dans lequel les dents supérieures sont placées au-dessus des vides, entre celles inférieures, ce qui tend à rendre le mouvement plus uniforme et plus doux.

Figures 14 à 24. — Colliers et tourillons embrassant le poteau-tourillon. Fig. 14. Moyen pour retenir le poteau supérieur, et dont le frottement se trouve diminué dans le rappport du diamètre du poteau à celui d’un axe en fer.

Les figures 23 et 24 donnent la coupe horizontale et verticale d’une ferrure de la partie inférieure du poteautourillon : celui-ci est terminé par une crapaudine à chapelle renversée, et dans laquelle pénètre un pivot scellé dans le radier. Une espèce de gond renversé est fixé à la partie supérieure du même montant, et aplomb du pivot. Ce gond entre dans un petit collier scellé dans le bajoyer, et au delà duquel il n’a qu’une faible saillie. Il résulte de cette disposition que, d’une part., le frottement dans le collier est réduit dans le rapport du diamètre des anciens poteaux-tourillons à celui du gond, c’est-à-dire, à peu près comme 6 est à 1 ; et, de l’autre part, que ce gond n’étant pas placé dans l’axe du poteau, le mouvement de la porte devient excentrique, et s’opère de manière qu’il n’y a juxtaposition du poteau et du Chardonnet que lorsque la fermeture est achevée, et que ce n’est qu’au moment du changement de position que le poteau cesse de toucher tous les points, ce qui remédie aux frottements auxquels

les anciens poteaux-tourillons donnaient lieu dans leur révolution. Cette description fera connaître l’explication des autres figures dessinées à côté.

Ferrure des "portes intérieures et des portes d’ appartements.

Figures 25 à 33. — Des portes battantes de corridors, de passages, qui s’ouvrent également en dedans et en dehors, et qui se replacent d’elles-mêmes à leur position de fermeture. Ce résultat peut être obtenu de plusieurs manières : 1° en suspendant la porte sur des pivots qui ne sont pas dans un plan vertical, quoique placés dans le plan de la porte, tels que les pivots ab, fig. 27, qui ne sont pas dans la direction de la porte c ; lorsqu’on l’ouvre, soit d’un côté, soit de l’autre, elle retombe en vacillant pour rester dans sa position naturelle. Fig. 26, plan du gond supérieur.

Figure 25. — Ferrure d’une porte pour le même usage.

Figures 31 et 32. — Moyen employé pour retenir les portes d’entrée du bazar Montesquieu, qui s’ouvrent en dedans et en dehors. (Voir les fig. 14 à 17, pl. 25.) A l’extrémité du vantail de la porte ed, se trouve un affouillement pour recevoir un des pênes a ou b, fixés aux deux extrémités du ressort g ; un poids, posé au milieu du ressort, force à descendre les pênes a ou b dans les affouillements pratiqués sur l’épaisseur supérieure de la porte, et arrête celle-ci, après une légère oscillation. On peut employer également le verrou fig. 33, placé dans un étui auquel on donne le jeu nécessaire.

Planche 14.

Figures 1 à 6. — Plan, élévation et détails de la porte d’entrée delIyde-Park, du côté deC umberland. La figure 1 donne l’élévation du pilier et du milieu de la grille. La largeur des deux portes est brisée et interrompue.

Figure 2. — Plan du milieu de la grille , où se trouve le candélabre porte-lanterne; un vantail de la porte est fermé, l’autre est ouvert , il s’agrafe à un arrêtoir placé dans une borne.

Figure 3. — Plan d’un des piliers, avec les bornes portant l’arrêtoir.

Figures 4 à 6. — Plan, élévation et détails de la borne et de l’arrêtoir de la porte.

Figure 7. — Grille placée au Carrousel et servant d’entrée au Château des Tuileries. Les fig. 8 à 13 donnent les détails du plan de toute la grille. — 8, portion du faisceau. — 9, fermeture au droit de l’espagnolette; — 10, au droit de la charnière; — 11, au droit d’un renfort; — 12 et 13, plan de l’ajustement de l’espagnolette et du verrou.

Figure 14. — Élévation d’une porte exécutée en Angleterre.

Figure 15. — Hache d’armes tirée du Musée d’ Artillerie. Elle peut servir de modèle pour couronnement de grille. La hache, la lame carrée qui la termine, ainsi que le marteau à quatre pointes, sont en acier ; le reste est en cuivre doré jusqu’à la rondelle, dont le plan supérieur est au-dessous. Le manche est en bois noueux ; la réunion avec la rondelle est garnie de velours, de bandelettes et

de clous dorés. Le travail et la forme sont d’une grande beauté.

Figures 17 et 18. — Elles sont extraites du même Musée et peuvent servir au même usage. L'Angon , fig. 18, peut surtout avoir d’heureuses applications. Je crois qu’on a trop négligé les formes variées des armes anciennes, qui peuvent donner de très-beaux modèles : le choix s’est borné à la lance et à la hallebarde, comme dans la fig. 1 . On peut voir une application des idées que j’émets, fig. 1, pl. 17.

Planche 15.

Figures 1 à 7. — Collection de portes en fer avec ornements en fonte de fer, exécutés pour divers monuments du cimetière du Père-Lachaise. Les fig. 2, 5 et 7 sont des portes à deux vantaux. (Voir la porte en fer, pl. 66.)

Grille du chœur de V hôtel militaire des Invalides,

Par M. Barthoi omé, Architecte.

Toutes les parties lisses sont en fer poli ; les ornements en cuivre doré. Cette gr/ lie, très-belle et parfaitement exécutée (en 1826), est J’une grande proportion. Elle a coûté 53,309 fr. h 2 c. /Voir la pl. suiv. ; la figure n’en offre qu’une portion.)

Planche 16.

Suite de la grille ci-dessus.

Cette planche donne les attachements des travaux de

serrurerie. Une partie du faisceau rond et du faisceau carré est en fonte de fer recouverte de baguettes de fer poli. Les vantaux des portes sont fixés aux faisceaux, et maintenus par une broche qui traverse les sept tenons pratiqués dans toute la hauteur. Excepté ceux des extrémités, chacun des faisceaux tourne sur son axe, et entraîne chaque vantail de la porte. Ces vantaux, qui ont 1 mètre 330 millimètres, ne touchent pas le sol en se développant.

Planche 17.

Serrurerie exécutée en Angleterre.

Elle peut, ainsi que les fig. 1 et 14, pl. 14, donner le goût de la serrurerie dans ce pays. La grille est ajustée à l’architecture de la porte avec des crocs. (Voir fig. 15 à 18, pl. 14. Fig. 2, autre grille de jardin. Fig. 3, 4 et 5, couronnement de grille de parc et jardin.

Planche 18.

Grilles et couronnement en demi-cercle,

Exécutés dans divers quartiers de Paris.

Figure 1. — Ce modèle en fonte de fer a été trèsmultiplié. — 2, une des deux grilles des escaliers de la chapelle souterraine du monument expiatoire. — 3 et 4, Cité Bergère. — 5, rue Notre-Dame de Nazareth, par M. Feuchère. — 6, au théâtre de l’Ambigu-Comique. — 7 et 8, aux Champs-Elysées. — 9, rue Montesquieu.

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