BOUTIQUES ET GALERIES VITRÉES
Planche 19.
Depuis l’exécution de cette planche, deux devantures de boutiques ont disparu ; celle de la rue Saint-Honoré, et celle de la rue Montmartre. Plusieurs sont des plus remarquables pour les ornements en fonte de fer, les dorures et les peintures dont les tons de couleurs sont trèsvariés. La devanture de boutique de la rue Le Peletier peut être regardée comme un chef-d’œuvre de coloris par le choix et l’harmonie de ses tons. C’est une belle étude de l’architecte. M. Lorifique en a donné les dessins et dirigé l’exécution. Les modèles d’ornements ont été faits exprès. Elle a été exécutée en 1829.
Boutique, rue Vivienne, n° 12,
Par M. Billaud, Architecte.
L’architecte avait h décorer le rez-de-chaussce d’une maison dont la grande salle devait être divisée en boutiques et en entre-sol ; on devait aussi se ménager la possibilité delormer trois boutiques ou deux, à volonté. Chacune des divisions est limitée par un pilastre et des demi-colonnes en fonte de fer. Les fig. 2 et 3 en donnent le plan et 1 élévation ; a, b, c, est une portion de la devanture qui sert de montre et où les objets de vente sont placés sous verre. La figure 1 donne en grand le dessin de la corniche et du raccordement des frontons. Les
moulures et les ornements sont peints en bronze, les champs en bois de chêne.
Boutiques de marchande de modes, rue Vivienne, n°17.
Le socle est enrichi de plaques de marbre et de cuivre jaune. Les pilastres et la frise sont peints en couleur de chocolat ; les filets et les moulures rehaussés en or. La porte et la fermeture du magasin sont en glaces de toute la hauteur, et sont disposées pour former un tambour abc; en sorte qu’on se trouve à couvert et à l’abri des voitures quand on ouvre la porte. Les glaces ferment aussi l’espace def, destiné à exposer les marchandises de luxe. La figure 4 donne la corniche un peu plus en grand. Le tout est dans le style grec : moulures, ornements et peintures.
La boutique du boucher, rue de Sèvres, a du caractère; elle est bien historiée.
Figures 5, 6 et 7. — Elles donnent des couronnements de boutiques avec des retours de corniches dont la saillie est prise sur la boutique et aux dépens de sa décoration, l’artiste n’ayant pu prolonger son retour de corniche sur le mur du voisin.
Planche 21.
Entrée du café de Malte,
A I angle de la rue et du boulevard Sainl-Martin, par M. Lelong fils, Archilecle.
Les ornements sont en fonte de fer ; le tout est peint
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avec art. On regrette de voir de si jolies choses exposées aux injures du temps. L’intérieur, sous le rapport des sculptures et de la peinture, mérite d’être vu et examiné. Fig. 1, portion du plan ; fig. 2, petit bois ; fig. 3, profil de la porte, du socle et de la base de la colonne en fonte de fer; fig. 4, profil aplomb de la fig. 3; fig. 5, détail de la corniche du rez-de-chaussée.
Planches 22 et 23.
Palais-Royal, Galerie vitrée.
Cette galerie a été exécutée de 1828 à 1829 1, par M. Fontaine, qui a fait terminer l’ensemble du Palais- Royal. La planche suivante donne le plan et la décoration de cette galerie. La planche 22 offre l’ensemble et les détails des constructions du comble vitré. La fig. 1 représente la coupe sur la largeur de la galerie ; elle fait voir les planchers en fer de l’entre-sol et ceux qui forment la terrasse ainsi que la coupe du péristyle formant galerie extérieure ( voir pl. 2 4) , et la situation d’un des escaliers en fonte de fer ( voir les détails , pl. 57) ; enfin le prolongement du tuyau de poêle ou des cheminées qui sont dans les caves, et qui sortent dans les candélabres visibles sur la pl. 23. Fig. 3, plan du comble; fig. 2, vue par bout; fig. 4, élévation latérale des fig. 2 et 3; fig. 5 à 8, détails d’une ferme, suivant a b; fig. 7 et 8, assemblages d’un arbalétrier cintré ; fig. 9 à 12, plan et élévation suivant cd ; 11 et 12, plan et profils des pannes et des chevrons; fig. 13, 14 et 15, profils des chevrons de la grandeur de l’exécution. Ils font voir la feuillure pour recevoir les verres. — 13, des cintres e. — 14, du comble. — 15, détails de a. Fig. 16, la partie ab est en fer ; elle est fixée t panne en a; fig. 16, cb, partie en cuivre pour recevoir les verres; fig. 16 et 17, plan et élévation de l’extrémité supérieure d’un des arbalétriers; fig. 18, extrémité inférieure de l’arbalétrier, dont 13 est le profil ; fig. 19 à 27, détails d’un arêtier et d’un chevron ; 19 et 21, élévation et plan suivant gh; 22 et 23, patte à fourche qui tient l’écartement des pannes; elle est placée en a; 21 et 23 élévation suivant Ici; 24, profils d'idem; 25, plan d'idem; 26, plan suivant ab; fig. 24.
Planche 23.
Figure 1. — Plan de la Galerie vitrée et des boutiques du Palais-Royal; fig. 2, coupe suivant ABCD, sur la largeur du café o, et du passage de la galerie à la cour-, fig. 3, élévation de la galerie donnant sur le jardin et sur la cour; fig. 4, décoration de la galerie: les pilastres sont revêtus en marbre et les panneaux sont en glaces; les moulures sont dorées ; les parties dormantes des boutiques sont recouvertes en cuivre jaune bien poli. Les balustres sont en fonte de fer ainsi que les candélabres, les caisses et les bancs qui décorent la terrasse fig. 2 ; fig. 5, portion de la coupe sur la largeur du café ; fig. 6, partie de la coupe et profils sur la longueur du café ; fig. 7, plan d’un pied-droit de la disposition du plafond, et des. colonnes qui encadrent les glaces servant à décorer le massif, glaces; b et c, côté orné de peintures arabesques recouvertes par une glace sans tain ; il en est de même pour l’arc doubleau d e. Les peintures sont couvertes par des
1 Sur l'emplacement dit les Galeries de bois.
Planche 24.
Figures 1 à 5. — Armatures des plates-bandes formant péristyle extérieur à la nouvelle galerie du Palais-Royal, La fig. 5 représente la pose des pierres et des fermes; les fig. 6, 7 et 8 donnent des détails de l’œil des poutres et des tirants qui traversent l’axe enfer qui s’élève au milieu de la colonne ; 9 et 10, lanterne en fer : ellecouvre le sommet d’une salle de, bains de vapeur, dont le plan est semi-circulaire. Douze années d’existence ont prouvé la bonté de sa composition. Elle a été exécutée par M. J. Fauconnier fils. Un levier, courbé et en croix abc, sert à faire ouvrir un tiers de la grandeur du châssis. On obtient ce mouvement en tirant sur la corde placée à l’extrémité c du levier, dont les points de rotation et de support sont en a b du plan. Le levier tout seul est fig. 11 ; c, extrémité où s’attache la corde; a, un des tourillons; b, roulette qui fait point d’appui et qui passe dans la coulisse ab du châssis représenté en grand, fig. 13. La fig. 12 donne le profil du châssis avec le dormant; fig. 14, assemblage à la partie droite ; fig. 15, détails du pointa et b du plan; fig. 16 à 18, détails d’une croisée en fer pour maison particulière, par M. Fauconnier; fig. 19, 20 et 21, détails d’une boutique en fer exécutée dans la Galerie de fer, pl. 26 et 27 (voir pl. 25, pour la croisée d’hôpital); fig. 22, détails de la couverture de la cour vitrée de la galerie Vivienne, côté de la rue des Petits-Champs.
Planche 25.
V itraux et croisées en fer.
Depuis peu d’années, on exécute beaucoup de grands vitraux, des croisées et des portes en fer. On trouvera les détails de leur construction sur celte planche et sur les suivantes. Je me bornerai à indiquer l’endroit où les objets sont exécutés ; leurs détails d’assemblage, souvent représentés de grandeur naturelle, suffiront pour expliquer la situation des verres et la manière dont ils sont maintenus, soit au moyen d’un recouvrement, ou par l’emploi du mastic de vitrier.
Figures 1 et 2. Au monument expiatoire, rue d’Anjou: profil de grandeur naturelle. Les vitraux sont remplis par des verres de couleur. Fig. 3, un des grands vitraux exécutés pour la chapelle du château de Randan. Fig. 4, 5 et 6, détail des fers encadrait les belles peintures sur verre, vues au Salon de 1831. Fig. 7, un des vitraux de l’église de Bercy. Fig. 8, recouvrement des verres. Fig. 9, vitraux de l’église de Saint-Germain-en-Laye. Fig. 10, de l’église Sainte-Élisabeth, remplis par des figures qui occupent toute la hauteur ; la bordure forme une frise de fleurs et de feuilles nuancées. Fig. 11, petite porte en fer, bazar Montesquieu; elle donne sur la galerie. Fig. 12, bois d'idem. Fig. 14, une des grandes portes vitrées du même bazar. Ces portes s’ouvrent en dedans et en dehors. Voir fig. 31 et 32, pl. 13. Fig. 14, tourillons. Fig. 15 et 16, détails des petits bois, composés de fer et de bois
recouvert en cuivre. Fig. 17, croisées pour des hôpitaux. 11 y a douze ans que M. J. Fauconnier a exécuté ces croisées en fer à l’Hôpital des vénériens de Paris, pour une salle de bains. Je les ai vues il y a peu de jours; elles sont en très-bon état, elles s’ouvrent et se ferment avec facilité. On peut pousser les panneaux avec force sans nul danger. Les quatre châssis d’angles seulement s’ouvrent à la fois. Les châssis du milieu peuvent s’enlever, mais ne s’ouvrent pas, n’ayant pas de charnières. Fig. 18, petits bois représentés en a, fig. 17. Fig. 19 et 20, coupe verticale faisant voir les profils du dormant et de la réunion du châssis du bas et de celui du milieu. Ces châssis sont fixés par un tourniquet. Fig. 21, la face de ce tourniquet, placé en c de la fig. 17. Fig. 22, une des peintures placées en cc de la fig. 17. Fig. 23 à 26, détails du loquet placé en d. Fig. 27 à 30, portes vitrées à deux vantaux, exécutées audit hôpital ; elles forment une cloison vitrée placée entre des colonnes à l’amphithéâtre des bains de vapeur. Fig. 30 à 32, détails d’une porte de boutique en fer. La figure 30 indique la rencontre des deux vantaux. Fig. 32, profil d’un des petits bois, composé d’une règle en fer et d’un demi-tube en cuivre jaune. Fig. 31, le même petit bois garni de ses glaces.
Plainches 26 et 27.
[Galerie de fer, rue de Choiseul ,
Par M. Tavernier, Architecte.
La Serrurerie, par M. J. Fauconnier fils.
Cette galerie communique de la rue de Choiseul au boulevard ; elle a été construite en 1829 sur l’emplacement de la galerie de Boufflers. Il y a deux galeries avec boutiques tout-autour, et comptoirs enfer au milieu. Une seule a été donnée. Sur la planche 27 se trouve le plan de la galerie dont l’entrée a est rue de Choiseul, fig. 1, voir le plan général, pl. 27 ; 6, communication avec l’autre galerie qui conduit au boulevard. La moitié du plan c indique la coupe des boutiques et comptoirs, à trois pieds de hauteur ; l’autrt d, indique les parpaings qui supportent les comptoirs en fer. Fig. 2, coupe sur le milieu et sur la longueur de h galerie. Fig. 3, élévation latérale d’un des comptoirs. Fig. 4, détail d’un avant-corps qui limite chaque boutique -, au milieu, la cloison a. Fig. 5, coupe et profils au droL du chaîneau. Fig. 6, extrémité de la colonne portant la réunion de la lanterne et des arêtiers de comble, détaillés fig. 20 et 25, pl. 27.
Planciie 27.
Suite de la Galerie de fer.
Figore 1. — Plan général de la galerie. Les entrées sont en A et en C. Une coupe suivant EF complète la pl. 26, ainsi que les fig. 8 à 20. Fig. 8 à 11, assemblages des fermes de chameaux posés au-dessus des vingt-huit colonnes. Fig. 12 à 18, ferme d'angles de chaîneaux. On en voit l’ensemble dans la coupe suivant EF. Fig. 16 et 17, plans de plusieurs pièces qui composent la ferme d’angles. Fig. 18, bride. Fig. 15 et 19 à 21, partie d’une grande ferme portant la lanterne. Fig. 20, plan de l’angle de la lanterne. Fig. 21, élévation de l’un des quatre angles de la lanterne ; les assemblages des tenons formant la réunion des fermes au-dessus des colonnes. Fig. 22,
assemblages réunis. Fig. 23 à 25, assemblages isol és Fig. 23, pièces supérieures. Dans les fig. 2 h et 25, les pièces sont vues deux ensemble. Fig. 27, grandeur de l’exécution des fers qui portent les verres; ils sont semblables à ceux qui couvrent la galerie du Palais-Royal.
Une coupe, suivant AB, fait voir la construction et la décoration des galeries, des comptoirs formant le pourtour de la salle, et une partie des comptoirs placés au milieu. Fig. 2 à h, chacune de ces fermes se répète quatre fois, et elles se réunissent en a au-dessus des colonnes et au-dessous de la lanterne. Fig. 6, plan d’un des angles. Fig. 5, lanterne placée en b. Fig. 7, plan et profils des planches formant galerie en d. Il y en a dont la saillie varie depuis cinq jusqu’à dix pieds du milieu de l’œil au dehors du scellement.
Planche 28.
Fer creux laminé , de la fabrique de MM .'Gandillot et Roy.
On en fait l’application avec avantage aux grilles, balcons, rampes d’escalier et à tous les autres ouvrages en fer, dont la disposition est verticale, et qui demandent de la force et de la légèreté. Voici quelques exemples des plus usités, ainsi que la construction des barreaux.
Figure 1. — Composition d’un barreau carré. Elle consiste à ployer deux lames de fer laminé, de manière que chacune d’elles soit formée de deux angles droits; et, en leur donnant pour côtés les dimensions voulues, on fera entrer les petits côtés dans les plus grands; de telle sorte que les côtés ac, cd auront deux épaisseurs, tandis que les côtés cd et ab n’en auront qu’une seule. Fig. 2 et 3, assemblages d’un barreau carré, traversé par un barreau cylindrique ef. Ce dernier a toujours son diamètre égal au vide du barreau carré. On perce le trou dans le barreau qui n’a qu’une' seule épaisseur, et le côté double est toujours placé de champ ; l’épaisseur du fer est toujours en raison de l’équarrissage du barreau, un treizième du côté. Fig. 4 et 5, applications à un scellement de grille; ab tenon de fer creux avec le vacillement qui porte la charnière.
Figures 7 à 23, divers ajustements de grilles, exécutés en fer creux pour le faisceau, voir fig. 16, pl. 67. Fig. 24 et 25, bancs pour des jardins. Fig. 26 et 27, tabourets et chaises. Fig. 28 et 29, lits en fer, de formes différentes. Les prix des lits ordinaires sont de 52 à 130 fr. Fig. 30, échelle double dont les barreaux ont porté 1,500 à l’expérience. Voici le tableau des prix des divers tenons dont on fait usage pour les fers creux :
Figures 32 à 40. — Ajustement des barreaux carrés avec les carrés, 60 c. à 1 fr. 50.
Figures 41 à 47. — Ajustement des barreaux carrés avec les ronds, 40 c. à 1 fr. 50.
Figures 48 à 61 . — Idem pour les barreaux ronds avec les ronds, 40 c. à 3 fr.
Figure 6. — Ornements pour rampes, ajustés aux fers creux. (Voir, pl. 55, les divers ornements fondus.) Les rampes d’escaliers sont de toutes les applications du fer creux celle où la supériorité de l’ajustement sur celui du fer massif est le plus sensible. Les ornements en fonte dessinés d’autre part, d’après les plus jolis modèles connus à Paris, et entre autres ceux de M. Calla, se com-
posent d’un piton à rosace dont la tige en fer se scelle ou se visse solidement dans la marche, et d’un chapiteau à boule sur lequel se fixe la main courante. Chacun de ces ornements porte un tenon d’une grosseur égale au diamètre extérieur du barreau de fer creux, dans lequel il s’introduit et se rive très-solidement. Dans le cas du barreau massif, au contraire, au lieu d’un tenon de huit à neuf lignes, l’ornement présente un trou de trois à quatre lignes, dans lequel s’introduit une faible tige pratiquée à 1 extrémité du barreau, et que l’on fixe à la fonte par une goupille qui l’affaiblit encore en la traversant. Or, il est facile de concevoir toute la différence de solidité qui existe entre le tenon de huit à neuf lignes, faisant corps avec le piton dans le cas du fer creux, et celui de trois à quatre lignes, affaibli par le trou de la goupille, dans le cas du fer massif, surtout si l’on considère que 1e. poids du fer massif étant triple de celui du fer creux, il fatigue l’ajustement dans la même proportion. On pourrait ajouter encore que le barreau de fer creux, sans ancun défaut et poli par le laminoir à sa surface, est infiniment plus beau que le barreau massif qui, ordinairement mal arrondi et chargé de pailles et d’inégalités, ne peut, sous ce rapport, entrer en comparaison.
Planche 29.
Figures 1 et 4. — Détails d’arcs et de plates-bandes en briques. Détails de linteaux en fer. Coupe suivant ab. Coupe suivant ccl.
aa. Linteaux en fer plat, formant chaîne, de 0'", 7 de largeur sur 0m, 15 d’épaisseur.
bb. Anses en fer rond, de 0m, 04 de diamètre. Ces anses, qui retiennent les linteaux, traversent en outre des tirants en fer cc fixés sous les poutres, et servent ainsi à empêcher l’écartement dans le sens de la longueur et de la largeur du bâtiment. Une chaîne en fer simple, mantonnels et lacets, retenue par des anses, sera établie dans l’épaisseur des murs de refend et de pignon, ainsi que dans les parties des murs de face, à la même hauteur que la chaîne des linteaux, de manière à ne former qu’un seul système avec celle-ci, comme on l’a indiqué sur ce plan.
dd'. Etriers en fer supportant les linteaux. Ces étriers, qui embrassent les linteaux en fer et les arcs en briques, sont supportés par des bandes en fer oo d’environ 0'", 60 de largeur, qui reposent sur l’extrados de ces arcs.
Figure 3. — Coupe suivant XX. — Fig. 4. Coupe suivant YY.
Nota. Les sommiers servant d’appui aux arcs en platesbandes en briques sont en pierre de très-bonne qualité et forment parepient.
Figures 5 à 18. Auvent et tentelet, placés dans des cours et devant des portes d’entrée, pour abriter les voitures et mettre à couvert les personnes qui descendent. Us servent aussi à couvrir des escaliers ou des perrons. Des colonnes en fonte de fer, de style arabesque, permettent de donner une grande saillie aux fermes qui les composent. Tous ces objets, exécutés dans des quartiers différents, et d’un usage très-multiplié, offrent une grande variété de dessin et de peinture. On en trouve un grand nombre dans l’ouvrage sur la menuiserie.
Les figures 13 à 18 appartiennent au même auvent, exé-
cuté, rue Grange-Batelière, par M. Pellechet, architecte.
Figure .12. — Auvent brisé. Il couvre l’entrée d’un corps-de-garde, au théâtre de l’Ambigu-Comique. Étant très-rapproché du trottoir, on le laisse ouvert pendant le jour ; on l’abat quand il pleut; il n’est guère utile que le soir.
Planche 30.
Les Paratonnerres l.
Figure 1 . — Détails relatifs à lapose des paratonnerres. Un paratonnerre est une barre métallique abcdef, dont la tige ab s’élève au-dessus d’un édifice et descend, sans aucune solution de continuité, jusque dans l’eau d’un puits ou dans un sol humide. On donne le nom de tige à à la partie verticale ab qui s’élève dans l’air au-dessus du toit, et celui de conducteur à la portion de la barre bcde, qui descend depuis le point b de la tige jusque dans le sol.
Figures 4 à 6. — De la tige. La lige est une barre de fer carré ab, amincie de sa base à son sommet en forme de pyramide. Pour une hauteur de 7 à 9 mètres (hauteur moyenne des paratonnerres sur les grands édifices), on donne à sa base de 54 à 60 millimètres de côté : on lui donnerait 63 millira., si elle devait s’élever à 10 mètres 2. Le fer étant très-exposé à se rouiller par l’action de l’eau et de l’air, la pointe de la tige serait bientôt émoussée; pour obvier à cet inconvénient, on retranche de l’extrémité de la tigeaô une longueur ah, d’environ 550 mill., et on la remplace par une tige conique de cuivre jaune, dorée à son extrémité, ou terminée par une petite aiguille de platine ag de 50 mill. de longueur3. L’aiguille de platine est soudée, à la soudure d’argent, avec la tige de cuivre; et afin qu’elle ne se sépare point de celle-ci, ce qui arrive quelquefois malgré la soudure, on renforce l’ajustage par un petit manchon de cuivre, comme le montre la figure 5. On réunit la tige de cuivre à celle de fer, au moyen d’un goujon qui entre à vis dans toutes deux. Ce goujon est fixé à la tige de cuivre par deux goupilles à angle droit, et on le visse ensuite dans la tige de fer où une goupille c, fig. 6, sert aussi à le maintenir. On peut, sans inconvénient, ne point employer de platine, et se contenter de la tige conique de cuivre, sans même la dorer, si on n’en a pas la facilité sur les lieux. Le cuivre ne s’altère pas profondément à l’air ; et, en supposant que la pointe s’émoussât légèrement, le paratonnerre ne perdrait pas pour cela son efficacité.
Une tige de paratonnerre, de la dimension supposée, étant d’un transport difficile, on la coupe en deux parties, ai et ib, fig. 4, au tiers ou aux deux cinquièmes environ de sa longueur, à partir de sa base. La partie df de la tringle af , fig. 6, s’emboîte exactement dans un tube pyramidal eg, de 19 à 20 centimètres, dans la partie inférieure eb, dont une goupille l’empêche de se séparer. On doit cependant, autant qu’on le pourra, ne faire la tige que d’une seule pièce ; elle en aura plus de solidité*.
1 Voir, pour la théorie, Y Instruction sur les Paratonnerres adoptée par l’Académie des Sciences, le 23 juin 1823.
2 La manière la plus avantageuse de faire une barre pyramidale, c’est de souder bout à bout des morceaux de fer, chacun d'environ 80 mill., et d’un calibre décroissant.
3 On peut remplacer l’aiguille de platine par une autre faite avec l’alliage des monnaies d’argent, composé de neuf parties d’argent et une de cuivre.
* On fait la partie creuse eg, fig. 6, qui reçoit le tenon pyramidal, delà manière suivante : on prend une forte feuille de fer que l'on roule en cy-
Au bout de la tige, à 8 centimètres du toit, est une embase 1 mn, fig. 6, soudée au même corps de la tige.
Elle est destinée à rejeter l’eau de pluie qui coule le long de la tige, et à l’empêcher de s’infiltrer dans l’intérieur du bâtiment, et de pourrir les bois de la toiture. Immédiatement au-dessus de l’embase, la tige est arrondie sur une étendue d’environ 5 centimètres, pour recevoir un collier à charnière o, portant deux oreilles, entre lesquelles on serre l’extrémité du conducteur du paratonnerre au moyen d’un boulon ; on voit le plan de ce collier, fig. 7. On peut remplacer le collier par un étrier carré, fig. 9 et 10, qui embrasse étroitement la tige ; la fig. 9 en donne la projection verticale, et la fig. 10 le plan, ainsi que la manière dont il se réunit avec le conducteur. Enfin, on peut encore, pour diminuer le travail, souder un tenon t , fig. 10, à la place du collier-, mais il faut avoir soin de ne pas affaiblir la tige en cet endroit, qui est destiné à opérer la plus grande résistance ; et le collier ou l’étrier sont préférables.
La tige des paratonnerres se fixe sur le toit des bâtiments selon les localités ; si elle doit être posée au-dessus d’une ferme 6 , fig. 11 et 12, on perce le faîtage d’un trou dans lequel on fait passer son pied, et on l’assujettit contre le poinçon au moyen de plusieurs brides, comme on l’a fait dans la figure. Cette disposition offre beaucoup de solidité, et doit être préférée lorsque les localités le permettent.
Lorsqu’on ne peut placer la tige que sur le faîtage en a, fig. 12, on le perce d’un trou carré de même dimension que le pied de la tige. Deux plaques de fer de 2 centimètres d’épaisseur, et portant chacune un trou correspondant à celui fait dans le bois, servent à embrasser et à serrer le faîtage; elles sont fixées, l’une dessus, l’autre dessous, par quatre boulons ou deux estries boutonnées.
La tige s’appuie par un petit collet sur la plaque supérieure, contre laquelle on la presse fortement au moyen d’un écrou se vissant sur l’extrémité de la tige contre la plaque inférieure. La fig. 13 montre le plan d’une de ces plaques. Si l’on pouvait s’appuyer sur le lien cd, fig. 12, on souderait à la tige deux oreilles embrassant les faces supérieure et latérale du faîtage, et descendant jusqu’au lien, sur lequel on les fixerait au moyen d’un boulon e. La fig. 17 offre le moyen de maintenir la tige par une bride. Enfin, si le paratonnerre devait être placé sur une voûte, on le terminerait par trois empattements ou par des contreforts, qu’on scellerait dans la pierre, comme à l’ordinaire, avec du plomb. Les fig. 19 à 21 donnent le scellement d’une des tiges du paratonnerre de la Bourse de Paris, lequel est posé à l’extrémité de la lanterne; a b sont les petits chevrons du comble vitré. La fig. 19 donne le plan supérieur du comble ; la fig. 20 le plan du joint inférieur.
Fig. 22 à 26. Scellement du paratonnerre de la Halle aux blés de Paris. Fig. 22. Clef de la lanterne, sur laquelle repose la tige du paratonnerre. Fig. 23. Coupe verticale
lindre et que l’on soude avec la barre fg ; ensuite , au moyen d'un mandrin de la forme que doit avoir le tenon, on parvient facilement à réunir les deux bords, en chauffant successivement, et on lui donne, tant intérieurement qu' extérieurement, la forme pyramidale.
1 Pour faire l’embase, on soude un anneau de fer sur la tige, et on l’étire circulairement sur l’enclume, en inclinant ses bords de manière à obtenir un cône tronqué très— aplati.
du sommet de la lanterne, pour faire voir le scellement de la tige. Fig. 25. Extrémité inférieure delà tige. Fig. 2 4. Armature qui maintient le pied du paratonnerre. Fig. 26. Extrémité de la branche a, fig. 25. Fig. 27. Extrémité supérieure de l’échafaudage dressé pour la pose du paratonnerre sur la coupole. Fig. 1 4. Moyen pour réunir les barres bout à bout. Fig. 16 et 17. Patte formée par une plaque mince, à l’extrémité de laquelle s’élève la tige du crampon, qui est terminée par une fourche dans laquelle passe le conducteur. Fig. 8. Collier dont les deux oreilles pincent le conducteur formé par une corde métallique.
Planche 31.
Pont des Arts, à Paris.
Il est à l’usage des piétons seulement. Il a été terminé en 1803.
C’est le premier pont de fer construit en France. Les projets ont été rédigés par M. de Cessart, inspecteur général des ponts ef chaussées, et son exécution a été confiée à M. Dilon, qui a fait quelques changements aux premières dispositions.
Il est composé de neuf arches de 17 mètres 34 centimètres d’ouverture entre les piles qui ont 1 mètre 95 centimètres. Les arcs sont composés de cinq fermes espacées de 2 mètres 43 centimètres, de milieu' en milieu. Chaque ferme présente un grand arc de fonte de 162 millimètres de largeur sur 18 d’épaisseur, formé de deux pièces assemblées au milieu de l’arc (voir le détail, fig. 4). Le pied de cet arc repose sur des supports en fonte encastrés dans le sommet des piles. Les fermes sont liées entre elles par des entre-toises horizontales. Fig. 7 et 8. Elles existent entre les grands arcs. Fig. 5. Détail du point a de la fig. 1. Fig. 6. Détail de l’assemblage de l’extrémité des poutres avec le cintre des arches. Fig. 3. Plan du pont, dont une partie recouverte en madriers, puis la charpente au-dessus des cintres, et plan des cintres.
Planche 32.
Pont en fer forgé sur le Crou , près Saint-Denis,
Exécuté en 1808 par M. Bruyère.
L’arche est en arc de cercle ; elle a 12 mètres de corde, et 921 millimètres de flèche. Elle est composée de trois fermes espacées de 1 mètres 75 centimètres de milieu en milieu, et réunies par des entre-toises terminées par des plaques circulaires, dont le plan est perpendiculaire à la longueur des entre-toises.
Les voussoirs de chaque ferme sont composés de six pièces; savoir: deux arcs concentriques distants de 75 centimètres de milieu en milieu, ayant 6 centimètres de grosseur; deux montants de même grosseur, communs aux voussoirs contigus ; enfin deux autres pièces de 3 centimètres sur 6, disposées diagonalement en croix de Saint-André, et reliées dans leur milieu par un boulon. Les six pièces forment à leurs points de réunion, aux angles des voussoirs et de l’archivolte, des nœuds présentant la forme d’un cercle composé de parties ou ailes appartenant à chacune de ces pièces, et liées entre elles par quatre boulons qui les fixent en même temps aux plaques circulaires des entre-toises. Ces dernières sont en fer rond de
4 centimètres de grosseur, et les plaques circulaires, ainsi que les nœuds qu’elles recouvrent, ont 25 centimètres de diamètre.
Cette arche, destinée au passage des chevaux de halage, a servi pendant quelque temps au passage des voitures sans avoir éprouvé aucune avarie. La direction donnée au nouveau canal de Saint-Denis ayant obligé de changer l’embouchure du Crou, l’arche en fer a été démontée et replacée sur des culées construites dans le nouvel emplacement.
Le poids total des fers est de 9,074 kilogrammes, qui ont coûté 15,875 fr. 50 c. , à raison de 1 fr. 75 c. le kilogramme, y compris fourniture, façon, pose, frais d’échafauds et de cintre, etc.
Passerelle en chaînes de fer,
Exécutée à la gare de Clioisy par M. Mallet.
Cette passerelle a 34 mètres de longueur d’un axe à l’autre des boulons d’attache des chaînes de suspension. Sa largeur est de 1 mètre 80 centimètres ; sa flèche de 2 mètres. Chaque chaîne de suspension est formée de deux cours de barres de 1 mètre 95 centimètres de longueur, et de 5 centimètres sur 25 millimètres d’équarrissage, reliées entre elles par des plaques de 28 centimètres de longueur, 9 de largeur, et 15 millimètres d’épaisseur.
Il y a quatre plaques à chaque articulation ; elles sont traversées dans leur milieu par un boulon portant une tige de suspension. Les chaînes de retenue sont composées de la même manière 5 mais les barres ont 7 centimètres de largeur au lieu de 5 ; elles descendent sous .un angle de 45°, et traversent un massif de maçonnerie dont le poids est tel qu’il puisse résister à la traction. Ces tiges sont rondes dans la maçonnerie, et taraudées à leur extrémité pour recevoir un écrou. A leur entrée dans le massif, elles sont revêtues d’un tuyau de plomb, lequel est serré* contre le fer à son extrémité supérieure, au moyen d’une frette, de manière que l’eau qui coule le long du cylindre se trouve arrêtée. Le tout est porté par quatre poteaux en bois coiffés d’un chapeau de fonte garni des appendices nécessaires pour attacher les chaînes. Pour plus de sécurité, on a mis à côté de la fonte des plaques en fer forgé, s’adaptant parfaitement au chapeau. Le parapet est composé de croix de Saint-André, s’assemblant, ainsi que la lisse, dans les tiges de suspension. Ce parti donne au pont beaucoup de légèreté et une grande roideur. Les oscillations produites par deux ou trois personnes sont très-faibles; mais on ne conseillerait pas ce parapet pour un pont à voitures. Le plancher se compose de poutres attachées chacune à deux chaînes de suspension, puis de croix de Saint-André qui les retiennent. Les cloisons sont recouvertes de madriers de 50 millim. d’épaisseur, posés dans le sens de la longueur, en liaison, et arrêtéssur les poutres par des vis perfectionnées. La maçonnerie a été hourdée en mortier hydraulique. Une chèvre a suffi pour attacher les chaînes de suspension ; celles de retenue avaient été posées auparavant, et une partie de la maçonnerie exécutée.
Le poids total des fers est de 4,630 kilogr. 57. Us ont été payés ^ fr. 25 c. le kilogr., y compris façon, essai, transport et pose. Le pont en entier a coûté 10,000 fr.
En supposant une surchargé de 200 kil. pour mètre superficiel de planches, le poids supporté par chaque millimètre carré de chaînes est de 9 kilogr. environ. Il n’est que de3kilogr. 5dans l’état ordinaire. Dans l’essai que l’on a fait avant de livrer le pont à la circulation, on a chargé le plancher de 215 kilog. par mètre superficiel. Les chaînes, sous ce poids, se sont allongées ; le plancher a baissé, l’extrémité des liens est sortie de 6 47 millim. des contrefiches des poteaux-supports-, mais aucun mouvement n’a été remarqué dans ces poteaux, ni dans les culées.
Planche 33.
Pont en fil de fer.
Ce pont a été construit, en 1824, dans une des fabriques de M. Benjamin Delessert, à Passy, près Paris. Il a 52 mètres de longueur entre les deux extrémités du plancher, et 1 mètre 30 centimètres de largeur. Il est soutenu de chaque côté : 1° par quatre câbles de fil de fer, formés chacun 'de cent fils nD 12 ; 2° par deux chaînes de fer composées de seize chaînons ou tringles de 4 mètres de longueur sur 2 centimètres de diamètre. Les chaînons sont liés les uns aux autres par des moufles boulonnés et garnis de clavettes. La longueur totale des câbles et des chaînes est de 72 mètres entre les points d’attache. La flèche est de 3 mètres 25 centimètres, ou un seizième de la longueur.
Les chaînes et les câbles de fil de fer sont arrêtés à chaque bout à huit forts poteaux de 2 mètres 26 centimètres de longueur, sur 27 centimètres d’équarrissage, qui sont fixés en terre par une maçonnerie ; ces poteaux sont liés entre eux par des barres de fer, et pour plus de sûreté, deux tirants de fer les retiennent encore à deux poteaux placés à 2 mètres en arrière.
L’extrémité de chaque chaîne et câble est fixée au poteau d’arrêt par une barre de fer taraudée de 4 centimètres de diamètre, munie d’un écrou pour la tendre à volonté.
Les chaînes et câbles passent sur deux chevalets de 4 mètres de hauteur, placés sur le sol, à l’entrée du pont, et scellés solidement dans la terre. Les câbles sont placés sur les deux côtés du pont, deux à deux, sur trois rangs, à 16 centimètres de distance l’un de l’autre.
Le plancher du pont est suspendu aux câbles et chaînes de suspension par deux rangs de tiges de fer placées à 1 mètre de distance l’une de l’autre. Ces tringles en fer, de 13 millimètres de diamètre, sont au nombre de 53 de chaque côté ; elles sont accrochées par de doubles crochets aux câbles de fil de fer, et par des têtes aux moufles qui unissent les chaînons. Ces tiges traversent les extrémités des poutres qui supportent les planchers, et, au moyen d’écrous, on les tend à volonté.
Le plancher est composé de cinquante-trois traverses portant deux rangées de poutres assemblées à trait de Jupiter, sur lesquelles sont clouées des planches de sapin de 27 millimètres d’épaisseur ; la balustrade, en forme de losange, est une suite de cercles surmontés d’une main courante.
Les câbles en fil de fer pèsent chacun 112 kilogr. et demi,
et lfis Iiuit . 900 kil.
Les chaînes pèsent chacune 150 kilogr. et les quatre. . 600
Les tiges de suspension 200 kilogr. j
Les traverses, planches, baluslra- . . 6,000
trades et main courante, 5,800 kilogr. J _____
Total du poids du pont . 7,500 kil.
D’après des expériences faites avec soin, chacun des câbles composés de cent fils n° 12 peut supporter 6,500 kilogr. avant
de se rompre, et les huit . 52,000 kil.
Les quatre chaînes peuvent supporter chacune 4,000 kil.
et les quatre . 16,000 kil.
Total . 68,000 kil.
Le pont pesant . »... 7,500 kil.
11 peut contenir 120 personnes à 75 kilogr. chaque . . . 9,000
Total du poids â supporter . . . 16,500 kil.
Il est donc en état de supporter un poids quatre fois plus considérable ; mais cela est nécessaire, à cause des secousses qu’on peut occasionner en sautant dessus; et on ne doit jamais négliger de donner à un pont de ce genre un 'grand excédant de force.
Sur la planche se trouve la vue générale du pont suspendu. Les figures suivantes en donnent les détails.
Figure 1. — Vue de face des poteaux sur lesquels s’appuient, de chaque côté, les quatre Câbles de fil de fer et les deux chaînes.
Figure 2. — Vue de profil des mêmes ; l’on voit en haut la rangée des deux chaînes, et au-dessous les deux rangées de deux câbles, fes tiges de suspension, le plancher du pont et la balustrade.
Figure 3. — Les deux figures donnent la vue de profil des deux câbles joints ensemble, et la vue en dessus des quatre câbles joints ensemble.
Figure 4. — Portion de chaîne placée sur les poteaux, vue de profil et en dessus.
Figure 5. — Extrémité d’un des chaînons, liée à une barre de fer taraudée, et traversant les poteaux d’arrêt enfoncés en terre.
Figure 6. — Crochet double au moyen duquel les tiges de suspension sont supportées par des câbles. La même, vue de profil, avec le morceau de tôle entourant le câble.
Figure 7. — Chaînons joints ensemble par deux moufles boulonnés, .vus de profil ; les mêmes, vus en dessus avec les clavettes pour serrer les boulons. ( Voir la fig. suivante.)
Figure 8. — Les mêmes avec la tête de la tige et la plaque de plomb couvrant les moufles.
Figure 9. — Extrémités des câbles en fil de fer.
Figure 10. — Extrémité inférieure des tiges de suspension placées au bout des traverses, avec un écrou à oreilles pour les tendre à volonté.
Figure 11. — Boulon en fer taraudé traversant les poteaux de retenue avec un fort écrou.
Planche 34.
Pont du Gros-Caillou et pont de V Hôtel- de -Ville ou d’Arcole, à Paris.
Exécutés en 1 829 par MM. Verges et Bavard de la Vingtrie, et par M. Aimé Martin, entrepreneur de travaux en fer.
Pont du Gros-Caillou. — Élévation dupont du côté d’a¬
val. Fig. 1 . Coupe sur le milieu de la largeur du pont. Fig. 2 et 3. Plan et élévation du support des chaînes. Fig. 4. Balustrade et coupe du plancher du pont. A, la lisse ; B, colonne en fonte de fer ; C, sabot. Les croisillons sont en bois. Fig. 5 et 6, sabot: plan, élévation et profils; la colonne était engagée dans le sabot. Fig. 7 et 8. Plan, élévation et profils de deux chaînons joints ensemble avec la tige de suspension traversant les deux moufles. Fig. 9. Profils pris sur la largeur du pont.
Les voitures passent sur ce pont.
Pont d’Arcole. — Élévation et coupe. Fig. 10. Coupe sur la largeur du pont. Fig. 11. Coupé sur la longueur du pont. Fig. 12 et 13. Un des chaînons avec la tige de suspension. Le chevalet en fonte, placé sur le pont, est le même que celui des fig. 2 et 3, c’est jftmrquoi il n’a pas été dessiné.
Les voitures ne passent pas sur ce pont.
Planche 35.
Pont Louis-Philippe h Bercy, construit à la fin de 1831.
Ce pont a été livré au public après l’essai qui en a été fait le 29 janvier 1832, en présence du roi Louis-Philippe, qui lui a donné son nom. Il a été exécuté par MM. Verges et Bayard de la Vingtrie, M. Pellegrini, ingénieur civil, etM. Aimé Martin, qui a aussi exécuté les travaux de serrurerie des ponts de la planche 34. La fig. 1 représente la vue générale du côté d’aval ; la fig. 2, coupe sur la largeur du pont. Fig. 3, attache du pont et chaînes de retenue ; elles sont fixées dans une plaque de fonte de fer, et' traversent deux grosses pierres de taille qui ont 2 mètres de côté, et sur lesquelles se fait le tirage. Un vide a été ménagé dans la maçonnerie pour isoler les tringles qui forment la chaîne.
Figures 4 et 5. — Plan et coupe d’une des piles, la coupe verticale est prise suivant zz ; la coupe fig. 5 est faite suivant la ligne XY. Ces deux coupes font voir les chaînes qui les enveloppent. Les piles sont affouillées pour loger les tringles des chaînes, et leur extrémité supérieure est arrondie et terminée par une chaîne composée de mailles en fer, fig. 24, et de rouleaux, fig. 22 et 23. Les six chaînes qui enveloppent la pile sont retenues à leur extrémité inférieure par une plaque de fonte, fig. 6 et 7.
Figure 8. — Coupe sur la longueur du pont. Fig. 9. Coupe sur la largeur du pont. Cette dernière figure fait voir la disposition des tringles de suspension à l’extrémité desquelles sont fixées des plaques de fer, disposées de manière à soutenir les deux poutres placées de chaque côté de la tringle de suspension.
Figures 10 à 13. — Détails d’une des tringles de suspension : 10, extrémité supérieure pour recevoir une clavette, fig. 14; fig. 11, plan d’une des mailles de la chaîne; fig. 12, extrémité d’une des tringles de suspension, assemblée avec la plaque qui supporte la poutre: cette plaque est représentée en plan, fig. 13.
Figure 13. — Plan et profil d’une des mailles de la chaîne.
Figure 16.— Boulon et clavette qui servait à retenir les mailles et les tringles.
Figure 17. — Extrémités des tringles qui forment la chaîne ; elles font voir la forme de l’œil et du fer.
Figure 18. — Détails d’un des balustres qui forment la galerie, et qui divisent les croix de Saint-André. L’extrémité supérieure est entaillée dans la lisse qui est composée de deux pièces de bois.
Figures 19 à 21. — Plan, profil et élévation d’un des sabots qui servent à maintenir l’extrémité des bois qui forment la croix de Saint-André. Fig. 18. Balustre.
Planche 36.
Pont de communication exécuté dans la coupole du Panthéon, à Paris, pour faciliter l'approche des peintures de M. Gros.
Ce pont est tout en fonte de fer ; il a été exécuté sur les dessins de M. Baltard, architecte, en 1831. M. Plantard, sculpteur, en a fait les modèles avec beaucoup de goût.
Ils ont été fondus avec art dans les ateliers de M. Calas. Ces beaux rinceaux sont de ronde-bosse et creux dans l’intérieur.
Figure 1. — Plan delà coupole, pour faire voir le pont de communication ab à la galerie circulaire bcd; lunette g. Fig. 2, profil du pont et coupe de la galerie circulaire bf; le point a de la galerie bc. Fig. 3, coupe sur la largeur du pont hi, naissance de la balustrade circulaire. Fig. h et 5, détails d’une des poutres en fonte de fer ; la fig. 5 en donne les profils ; la fig. h donne son attachement et son scellement du côté de la galerie a; la fig. 6 donne le plan d’un des quatre crampons qui supportent le pont. Fig. 7, chapiteau des colonnes qui servent d’encadrement aux châssis des quatre panneaux, qui sont également en fonte de fer. Fig. 8, grille placée autour de la lunette g. Son profil est en k, fig. 2, peint en bronze; les fleurs et les boutons sont dorés.