‹ Sérums et antiseptiques: Quelques expériences sur la possibilité d'une action combinée, in vitro, des sérums spécifiques et des antiseptiquesChapitre 16 sur 25 · ARE (IS · texte numérisé non relu

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sultats très variables, mais il ne constata pas de choc ni d'incidents d’aucune sorte à l'injection du sel.

Th. Madsen et J.-R. Monch infectèrent des lapins avec 5 mmer. de B. K. par kilogramme, par voie intraveineuse : 12 ou 13 injections tous les 6 jours si le B. K. n’est pas trop virulent. Quand on remarquait sur des témoins sacrifiés l’apparition des lésions macroscopiques, on commençait le traitement à la sanochrysine. Après 6 mois, on trouvait à l’autopsie la guérison des lésions par sclérose et calcification. Ces savants essayèrent également un B. K. plus virulent sur des cobayes. Après un traitement effectué du quatrième au douzième jour après l'infection, les ccbayes ne moururent pas, alors que les témoins ne dépassèrent pas Î17 jours de survie. Après 3 mois, on ne pouvait constater aucune lésion macroscopique.

Les mêmes chercheurs montrèrent plus tard qu'il fallait employer des doses assez fortes de sanochrysine pour avoir des résultats positifs. Pour le lapin, ils employèrent une solution à 2 % dans l’eau physiologique, en 10 injections de 0,02 gr. par kilogramme. Àvec ces doses, si le traitement était fait entre le troisième et le cinquième jour après l’infection, on pouvait constater l'arrêt et la stérilisation des lésions pulmonaires. Par contre, si la sanochrysine était Injectée avant le troisième jour, elle n’avait aucun effet sur l’évolution de la maladie. Ils conclurent aue la sanochrysine n’agissait pas par action directe

sur le B. K. Au cours de ces essais, qui sont les plus

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intéressants sur ce sujet, ils eurent des échecs dans certaines formes de tuberculose.

| Dans un autre ordre d'idées, E.-A. Atkin constate que des lapins auxquels on injectait des B. K. bovins traités par la chaleur, puis des doses thérapeutiques de sanochrysine, résistaient ensuite à de fortes doses de tuberculine intra-veineuse, alors que les témoins mouralent rapidement.

Chez de nombreux expérimentateurs, la sanochrysine avait une action nette sur les lésions tuberculeuses, mais se montrait assez toxique, surtout chez les animaux tuberculeux. La question se posait de savoir quelle était la raison de cette différence d’action, et si ce phénomène était comparable à la sensibilisation à la tuberculine d’un individu ayant subi une atteinte tuberculeuse. Ce point fut étudié spécialement.

E. Fernbach et G. Rullier comparèrent l’action de la sanochrysine et de la tuberculine chez des cobayes sains et tuberculeux. Voici leurs conclusions

1° La sanochrysine est un peu plus toxique chez l’animal tuberculeux ;

2° Elle provoque une congestion des viscères, surtout intense chez l’animal sain ;

3° L'’eschare provoquée par la tuberculine n'apparaît que chez l’animal tuberculeux, alors que la sanochrysine en provoque dans les deux cas;

4° On peut reproduire cette eschare avec d’autres substances, par exemple l’hyposulfite de soude. (Elle est due peut-être à la formation locale d’acide sulfu-

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rique, comme le pense Kobert.) Donc, elle n’est pas spécifique de l'or;

5° Un sérum riche en anticorps, neutralise rapidement une dose mortelle de tuberculine, mais n’empêche pas l’action de la sanochrysine.

Il y a donc des différences fondamentales entre le mode d'action de ces deux substances.

L. Eichelberger et F.-L. Mac Cheskerg constatent que la sanochrysine est éliminée par l'urine. Chez le chien tuberculeux, elle est éliminée en 18 à 30 jours, avec un pourcentage de 39 à 59 %. Chez l'animal sain, l’urine en contient environ 10 % de plus. L'or se concentre surtout dans le pancréas, le foie, le rein, la rate, mais on en trouve aussi dans les poumons et le cœur.

F. Arloing, À. Dufourt et ]J. Demonfaucon injectèrent de la crisalbine à des cobayes sains et à d’autres ayant été tuberculisés 18 jours plus tôt. A l’autopsie, ils constatèrent que les poumons tuberculeux avaient fixé deux fois plus ‘d’or que les poumons sains, et que, en gros, la quantité d’or fixée était proportionnelle à l’importance de la lésion.

Le sérum de Mællgaard, destiné à éviter les chocs dus à l'injection de la sanochrysine, fut utilisé avec succès par Th. Madsen et [.-R. Moch, et aussi par 5. Kæppe, aui l'employa aussi après l’injection de tuberculine.

On peut conclure de ces expériences que la sanochrysine a une action certaine sur la tuberculose expé-

rimentale des différents animaux de laboratoire. Mais

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cette action est très variable. Nous venons de voir, en effet, que l'action bactéricide du sel d’or in vitro, dans des milieux au sang, est assez faible. Mais des essais In Vivo, en particulier ceux de Madsen, nous font penser à une autre action possible de la sanochrysine : une action stimulante sur le système réticuloendothélial, qui a un rôle si important dans la défense contre l'infection.

Il faut signaler qu’on a essayé aussi l’action des sels d’or dans d’autres infections expérimentales aue la tuberculose. C. Levaditi, A. Girard et S. Nicolau . essayèrent l’action tréponémicide du chlorure d’or et de potassium, ainsi que de l'or colloïdal chez le lapin, mais sans succès.

C. Levaditi, À. Vaismann, Mlle D. Krasnoff et F. Schoen ont étudié la métalloprévention de la syphylis au moyen de dérivés de l’or. Ils montrèrent aue 0 gr. 015 intramusculaire confère un état réfractaire manifeste à partir du deuxième jusqu’au quinzième Jour.

W.-A. Collier injecta à des souris blanches un streptocoque très virulent, et, en même temps, | ec. d’une solution à 1/25 d’un composé aurique, l’aurocétoxine, par voie sous-cutanée. Îl obtint 79 à 83 % de survies, suivant le lot de souris, alors que les aniraux témoins mouralcnt tous.

Le même auteur et M.-]. Verhoos injectèrent à des souris 10 doses mortelles de spirochète de la fièvre récurrente, puis, 30 minutes plus tard, | mmer. par 100 er. de poids, d’auro-détoxine. Dans ces condi-

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