SÉRUM CONTRE LE ROUGET DES PORCS
Essais de sérothérapie.
Le rouget est une maladie infectieuse qui sévit particulièrement sur la race porcine. Il est dû au développement d’un microbe spécifique découvert par Pasteur et Thuillier en 1883 (1).
Le bacille du rouget offre cette particularité qu’il augmente de virulence en passant dans l'organisme des pigeons, tandis qu'au contraire il s’atténue dans celui du lapin. De sorte qu'après une série de passages dans cet animal, on obtient un virus qui, ne déterminant plus chez le porc qu'une affection légère, lui confère l'immunité. |
Pasteur el Thuillier préparaient ainsi deux vaccins de force différente qu'ils inoculaient à quelques jours d'intervalle. L'animal traité devenait réfractaire pour une durée de près d’un an.
En 1891, Emmerich et Mastbaum (?) ont constaté que le sang des lapins immunisés contre le rouget est préventif pour la souris.
Lorenz (3) a reconnu également au sérum de porc, vacciné par des cultures atténuées, une propriété préventive pour les souris, même à la dose de 1/100 de centimètre cube; mais, inoculé une demi-heure après le virus, il n’empêchait nullement la mort des animaux.
Vogues (4), en 1896, a obtenu aussi un sérum préventif en s'adressant aux lapins et aux moutons.
En 1897, Leclainche (5), pour immuniser rapidement et solidement les animaux d'expérience, leur inocule un mélange de sérum de lapin immunisé et de virus vivant. Cette méthode qu'il appelle séro-vaccination « posséderait à la fois les avan- tages inhérents à l’immunisation par les sérums et à la vacci-