‹ Service de la cavalerie en campagneChapitre 1 sur 10 · NOTIONS PRÉLIMINAIRES · texte numérisé non relu

NOTIONS PRÉLIMINAIRES

Ce qui nous fait défaut, en fait de service en campagne, ce n'est pas les principes. Notre Ordonnance du 3 mai 1832 et son annexe publiée en 1868, sous le titre : Observations sur le service de la cavalerie en campagne, contiennent sur la matière presque tout le nécessaire. Ce n'est pas non plus les développements de ces mêmes principes; nous sommes riches en écrivains militaires qui 6e sont occupés de cette partie importante de la science de la guerre : de Brack, La Roche-Aymon, Bugeaud, et tant d'autres, font autorité à l'étranger, et les Allemands se raillent volontiers de nous quand nous demandons de nouvelles ordonnances et de nouvelles règles, invoquant pour justifier nos fautes et nos défaites l'insuffisance de celles qui nous régissent aujourd'hui.

Que nous manque-t-il donc?

A mon sens, il nous manque une méthode logique et rationnelle d'application, pendant les exercices de la paix, des principes du service en campagne. A défaut d'une méthode réglementaire qui, je l'espère, nous sera donnée quelque jour, j'ai cherché à condenser quelques règles que je crois bon d'appliquer, faute de mieux.

Sans doute, le terrain et les circonstances de guerre ne se prêtent pas toujours h l'application de la règle; mais la règle nous donnera une formule générale, et il nous sera bien plus facile d'en déduire les exceptions imposées par Tes circonstances que si nous devons tout improviser de toutes pièces au moment d'agir.

En toutes choses, il faut commencer par le commencement, et le commencement est, ici, l'instruction individuelle du cavalier.

Attgey.

i JOURNAL DES SCIENCES MILITAIRES.

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