SCÈNE m
Lis Mân», «oàtt LE GARDIBf
LA DU BARRT
Vous dédrei me voir? c'est vrai?
MADAME BIGNON
Oui, madame.
LA DU BARRY
Toutes les trois? {Elles font signe que oui de la tête.) Pourquoi? Vous aviez quelque chose à me dire?
ROSE
Non...
ANNETTE
Rien...
MADAME BIGNON
Si. Nous voulions vous dire que si vous vous ennuyez toute seule, bien que nous ne soyons pas une société pour vous, nous serons cependant heureuses de vous tenir compagnie.
ROSE
Les journées sont longues.
ANNETTE
On ne sait que faire...
ROSE
Alors...
ANNBTTB
VoilM...
MADAME BIGNON
Et puis, acceptez ce petit bouquet.
LA DU BARRY
Des violettes ! En octobre !
ROSB
C'est la première.
ANIVBTTB
Elle embaume, ma violette ! elle embauoi •
MADAME BIGNON
Ça vient des prairies de Ghaillot.
LA DU BARRT
Merci. Vous êtes charmantes. {hUc prrnd U bouquet.) Comment voas appelei-voiuT
MADAME BIGNOIV
Madame Bignon, parfumeuie. Mon mari est aax armées*
LA DU BARRY
Qu'avez-vous fait pour être ici?
MADAME BIGNON
J'ai un mauvais motif.
Lequel?
MADAME BIGNON
Suspectée d'être suspecte.
LA DU BARRY
Avec ce visage ! Et vous, la blonde ?
ROSE
Mon métier? brodeuse.
LA DU BARRY
Non. Votre motif?
ROSE
Moi? Je suis incivique.
LA DU BARRY
Et vous?
ANNBTTB
Moi? laitière.
LA DU BARRY
Est-ce de votre lait qu'on vous fait crime?
AN NETTE
Non. Mais on a saisi dans ma boutique un petit panier d'œufs gâtés. Alors, je suis accusée d avoir voulu empoisonner la nation!
LA DU BARRv rhm^montt ct gote.
C'est à mourir de nrci
ANNETTE
Vous trouvei?