‹ Serviteurs et servantes de Dieu en Canada: quarante biographiesChapitre 7 sur 51 · INTRODUCTION XIII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XIII

dans la Nouvelle-France. Les Relations des missionnaires ne cessent de porter aux nues leur charité les uns envers les autres, leur esprit de sacrifice souvent mis en action, leur respect de la religion et de ses ministres. Le Père Leclercq, Pierre Boucher, gouverneur des Trois- Rivières, rintendant Talon, et combien d'autres leur ont tour à tour décerné des éloges également remarquables. Le Père Charlevoix a écrit : ** J'ai vécu avec quelquesuns de ces premiers colons, tous gens encore plus respectables par leur probité, leur candeur et la piété solide dont ils faisaient profession, que par leurs cheveux blancs et le souvenir des services qu'ils avaient rendus à la colonie."

Champlain avait débuté par établir Tordre partout, et plus particulièrement parmi les soldats, bien plus faciles à astreindre aux règlements militaires qu!à la discipline religieuse. "Le fort paraissait une académie bien réglée," s'écrie le Père Le Jeune; **une école de religion et de vertu," dit Paillon. On y vivait comme dans un monastère. La lecture se faisait à table, comme dans les collèges ; le matin, c'était quelques pages d'histoire, et le soir, la vie des Saints ; on récitait ensuite les prières, à genoux, et Champlain avait mis en vigueur la vieille coutume de sonner l'Angelus le matin, le midi et le soir. Comme un bon père de famille, il avait établi la pratique de la prière du soir en commun, dans sa chambre, et l'on y faisait l'examen de conscience.

Tels furent les traits saillants de cette période à jamais mémorable, qui vit accourir dans la Nouvelle- France cinquante Jésuites, tous anxieux de donner leur vie en holocauste à Dieu. Ceux qui entrent dans le cadre ^e ces biographies, ont cueilli la palme du martyre qu'ils désiraient de tout leur cœur. Nous verrons jusqu'à

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