‹ Serviteurs et servantes de Dieu en Canada: quarante biographiesChapitre 8 sur 51 · XIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XIV INTRODUCTION

quel point étaient développés chez eux Tesprit de sacrifice, Tamour de la pénitence et le zèle pour la conversion des âmes. Ils ont donné leur vie avec joie, comme d'autres, en France, auraient été heureux de le faire. Mai§ ceux-ci n'en travaillaient pas moins, de leur côté, à venir au secours des missions lointaines du Canada par leurs aumônes. Pendant que les Jésuites couraient à la conquête des âmes, les communautés religieuses priaient pour rendre leurs travaux de plus en plus efficaces. C'étaient les carmélites d'Aix, les religieuses de l'Annonciade, de Paris, les dames de Montmartre, les sœurs de l'Ave Maria, les filles de Sainte-Marie, les Ursulines, les Hospitalières, et combien d'autres communautés dont les vœux s'unissaient aux prières en faveur des missions de la Nouvelle-France. Ce concert magnifique devait attirer les bénédictions du ciel sur notre sol canadien que devait rougir le sang de plusieurs martyrs. La piété qui régnait en souveraine, et dans les villes et dans les campagnes, donna lieu à des actes héroïques de vertus qui embaumèrent la colonie durant tout le dix-septième siècle. Ce qui faisait dire aux grands de l'époque que l'on respirait en Canada un air du ciel,

Mgr de Montmorency-Laval, l'illustre prélat qui, pendant près de cinquante ans, donna les plus beaux exemples de mortification, de charité et de piété, la vénérable Marie Guyart de l'Incarnation, la Mère Catherine de Saint- Augustin, la Mère Saint-Joseph, la sœur Marguerite Bourgeoys, et d'autres femmes pieuses qui assistèrent aux premiers développements des institutions enseignantes et hospitalières, furent récompensés de leur dévouement par le spectacle touchant d'un peuple profondément attaché à sa foi, plus anxieux de gravir la voie qui mène au ciel, que celle qui conduit à la

Page 1