ENVOI. XV
la racine va tantôt pourrir dans l'humus, pendant que les tiges séchées craqueront sous la bise et sous le poids des neiges.
L'œuvre est accomplie.
Si maintenant nous osons rendre aux mots toute la portée philosophique qu'ils doivent logiquement avoir, nous considérerons Tamour comme la force qui rapproche deux existences dans le but de procréer des existences nouvelles; dès lors nous verrons cette force dominer l'infini du matériel. Il importera peu que l'être en fonction de se recréer ait ou n'ait pas, comme la bête et la plante, la notion plus ou moins vague de ce qu'il accomplit et de ce qu'il va produire. Il y a un amour minéral dont la chimie essaye de percevoir les normes ; il y a un amour cosmique dont l'astronomie travaille à connaître les lois : un alambic est une chambre nuptiale ; une orbite planétaire est un enlacement d'arnour. Amour, la vibration des atomes ou des molécules précipités Tun sur Tautreparun invincible pouvoir, et se fondant ensemble dans une si profonde union que rien ne reste d'eux, et qu'à leur