ENVOI. XXIII
de comprendre cela, et nous comprendrons mieux le reste.
Secouons nos vanités! D'autres religions, qui certes valaient la nôtre, ont su la sanctifier, cette œuvre auguste de mystère dont le christianisme osa faire un péché : et le christianisme, en cela, fut athée.
Seule, la légèreté de notre esprit nous a conduits à dégrader une heure .sainte, à considérer comme nous rapprochant de la brute ce qui nous rapproche de Dieu. Si nous étions moins dépravés, un embrassement divin ne nous apparaîtrait point comme une dépravation; si nous savions entendre, si nous jugions avec sagesse, avec sérénité, avec pureté, l'amour nous semblerait sage, serein et pur. Et la seule insulte à l'amour est véritablement de ne le point comprendre.
Si peu qu'il soit à cause du peu que nous sommes, il est encore le meilleur de la vie et de nous. Il est l'action de grâce et de prière; il est l'adoration avec des mains tendues vers un au-delà que nous voudrions deviner et que nous