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LA SŒUR

Printemps, ô parc en fleurs, fleur que nul n'a blessée, Ma petite âme, errante et candide stupeur, Chante encor : ta chanson qui n'a rien de trompeur Ressemble au long babil d'une source pressée.

Comme un clair paysage après la traversée,

Tu reposes de la tempête et du labeur,

Et tes bras dans lesquels on peut dormir sans peur

Sont des jardins d'oublis où meurt toute pensée.

Oh, le frais oreiller pour assoupir l'ennui ! Quand je suis près de toi, mon cœur est loin de lui,. Et tes phrases d'oiseaux épouvantent les rêves.

Chante encor : j'oublierai mon néant par le tien. Dans le charme paisible et les musiques brèves De ta petite voix qui parle et ne dit rien.

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