MARCHE RELIGIEUSE
Tandis que vos doigts blancs rêvaient, distrait et lents, J'ai rêvé, j'ai rêvé par vos doigts lents et blancs.
Ils erraient de langueur sur les lames d'ivoire, Chantant un air qui chante encordans ma mémoire.
Ils m'appelaient, et s'en allaient, lents et distraits. Et leur murmure a dit que je vous adorais.
Doux comme un angélus que le soir berce et porte. Il a dit que la paix de mon âme était morte.
Long comme un angélus dans le soir qui s^endort, Il a dit que l'orgueil de mon âme était mort.
La paix, Torgueil ! Mes fleurs de deuil ! Mon cœur s'effeuille .l'ai su vouloir. Mon cœur ne veut plus que je veuille.
Je reviens seul. J'ai tout perdu, parles chemins, Les chemins d'harmonie où m'ont guidé vos mains.
Je suis revenu seul des chemins d'harmonie. Et moi qui vais souffrir par vous, je t'ai bénie.
l'adoration. 41>
ROMANCE
Il faudra souffrir de l'avoir choisie, La vierge au beau rire, au rire attristant, La dame d'orgueil et de fantaisie Qui m'ignore tant.
Mais Tamour d'aimer suffit à ma joie, "^ Et dût ce bonheur n'avoir qu'un instant, Pourvu qu'elle parle et que je la voie, Mon rêve est content.
C »mmc un prisonnier qui baise ses chaînes. Mon cœur se complaît aux maux qu'il attend. Et presque joyeux des douleurs prochaines, Les berce en chantant.
ÔO SEUL.