SOLEIL COUCHANT
Soir, automne du jour, râle de la lumière, Lassitude du ciel, aube de l'incertain ! Le soleil se revêt de sa splendeur première Et reprend pour mourir les couleurs du matin.
Le beau soleil vivant s'en va vers d'autres mondes: Auréolé de sang divin, le dieu mortel Se fait en souriant des funérailles blondes Où l'or de sa jeunesse éclabousse l'autel.
Le beau soleil fécond sait mourir dans la joie : Le salut qu'il accorde à son passé d'un jour Semble un autre orient où l'avenir rougeoie, Et son suprême adieu n'est qu'un baiser d'amour.
Le beau soleil ressemble à mon cœur qui t'adore,
A ce cœur vespéral et que tu rajeunis,
Ce cœur grave, ébloui de sa nouvelle aurore
Où les voix du matin chantent au bord des nids.
l'ado HAT ION. 57