L'ALOUETTE
Dans le ciel éperdument bleu, L'alouette monte éperdue, Ivre d'azur, ivre de feu, Ivre de la splendeur immense qu'elle a bue
Elle plane et d'un autre essor S'enfuit plus haut dans l'air plus libre C'est une étoile d'ombre et d'or Qui chante et vibre.
C'est une étoile de frissons Qui rentre au pays des lumières ; Elle monte et les horizons S'élargissent autour des plaines coutumières,
Yers l'inconnu, vers l'infini, Plus haut qu'hier, plus haut encore, Pour découvrir le point béni D'où naît l'aurore !
Les champs, le fleuve et la forêt, Tout se fond sous l'air qui s'embrase : Elle s'engouffre et disparaît Dans l'éblouissemeiit du rêve et de l'extase.
L'ADOr.ATION. 59