SES YEUX
Celle que j'aime a des yeux de vierge, De l'or qui dort, de l'ombre qui luit : On croirait voir la flamme d'un cierge Dans la chapelle où tremble la nuit.
On croirait voir un vitrail mystique Où l'aube chaste allume des fleurs.
Et qui promène aux murs du portique Sa mosaïque aux vives couleurs.
Son regard d'ange éclaire les choses D'une lueur qui les fait aimer :
L'air qu'il caresse est peuplé de roses Où mon amour se vient parfumer.
Lorsqu'un reflet de sa longue flamme Daigne effleurer mon front abattu, Je sens frémir au fond de mon âme De la lumière et de la vertu.
L AD OU AT ION