‹ SeulChapitre 97 sur 145 · PETRARQUE · texte numérisé non relu

PETRARQUE

Quand Pétrarque pleurait sur les rigueurs de Laure, Sa peine lente avait le charme d'an devoir. Et poète, en des vers fleuris de désespoir, Il mêlait le printemps, les forêts et l'aurore.

La prière d'amour à l'amour qu'on implore. Il la disait ; il eut la douceur de vouloir. Et ce chagrin, déjcà voluptueux, de voir Les yeux se détourner et les lèvres se clore.

Mais jamais il ne sut l'atroce cruauté

D'être le seul bourreau de son cœur, la fierté

De se venger sur soi des tourments qu'on endure,

La rage de vouloir souffrir, d'aimer son deuil, De s'acharner dans l'ombre à sa propre torture. Et de fermer son rêve à l'espoir, par orgueil !

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