‹ Seul!Chapitre 46 sur 51 · Woode Rogers, 1. 1, p · texte numérisé non relu

Woode Rogers, 1. 1, p

times ; cependant aux relations de Woode Rogers et d'Edward Gooke, nous allons emprunter quelquesuns des passages qui concernent notre personnage principal et peuvent servir à faire apprécier la transformation morale qui s'était opérée en lui.

A la date du 13 avril de cette même année 1709, un grand triomphe signala les armes de nos nouveaux aventuriers. Ils s'emparèrent de vive force de la ville de Guyaquil. fiogers^ Dower et Courtney commandaient les trois colonnes d'attaque, Dampier l'artillerie. Si la victoire fut glorieuse et complète, les suites n'en furent pas trop désastreuses pour les vaincus^ Quoique corsaire, Woode Rogers ne manquait ni de savoir-vivre ni de générosité ; sans renoncer au pillage, il trouva moyen de l'organiser poliment et régulièrement, et fut secondé dans cette honorable tâche par tous les jeunes gentlemen des deux équipages, à la tête desquels nous avons la satisfaction de pouvoir compter Selkirk.

Pour donner une idée exacte de la foçon pleine de galanterie dont procédèrent nos hommes dans cette grande et délicate opération de rapine , nous laisserons Woode Rogers en rapporter lui-même un épisode assez curieux;

« Le long de la rivière de Guyaquil , les maisons étaient pleines de femmes, qu'on avait crues là en sûreté plutôt qu'ailleurs. Une de ces maisons surtout

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en conlenait une laide degieuDes et. joUes^miâesavec wie éïégmoe cpU laissait asaets fpréeui&Qr qu'elles ai^partenaiefit aux pramièi^ laixâUefi de la. vilte. SUes avaient pri^ soin de aicàer leurs bijoux, laxuîs chaînes d'or, deur^ luraioetets, s<his li^rs yétemeote^ mais le» dames s'Jbabillœt ici d'6tajSfes de &m M minces, et portent du linge si fin, que oios gens éTentèrent bientôt les Irésors qu'oiu cherchait à dérober èjeur vue;. Ils prièrent ces dames de vouloir bien les mettre au jour alles-«i6mes , et poussèneiKt la discrétion jusqu'à détourner les yeux îtandis qu'elles s'exécutaient d'assez bonne ^4oe. Ils les traitèrent d'ailleurs ave^ tant de coni/ieiiMee et d'honnêteté que, loin de leur garder rancune, elles leur proposèrent ensuite de Isw faire apporter k manger. Je cite d'autant plus volontiers ce Irait de modestie, ajoute Woode Rogers, que k modestie est rare parmi les gens de mer, et que MM* Connelff et Sdbirk^ qui commaAdaient ce détachement, me mai mariés ni l'un ni l'aulre. Je joie ftUte que le htm sexe leur en témoignera sa reconnaissance à leur retour dans la Grande-Bretagne *. »

Le vœu du capitaine-commandant fut-il exaucé ? Nous ne tarderions pa^ .à Je savoir; juais xmi& m pouvions passer soss sHeiice un 'trait aussi honorable pour notre héros.

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