SCÈNE IV
Lis Mêmes, BARNABO SPINOLA, le BARIGEL, Soldats, prisonniers, gens
du peuple.
La foule entre en tumulte, précédant le cortège formé par les otages et les haUébariiers qui les gardent,
LE BARIGEL
Ci, qu'on fasse silence Et balayez la place à coups de bois de lance... Ici les prisonniers... Auprès du piédestal. .. Le maître va venir.
SEVERO, à part.
Voici l'instant fatal.
LIPPO, voyant entrer Barnabo.
Mes amis, c'est notre homme avec toute sa bande.
En ce moment Barnabo parait, suivi de ballebardiers ; le gouverneur est armé de pied en cap ; un page marche auprès de lui et porte son morion sur un coussin. La nuit est tombée tout à fait; quelques hommes de la suite de Spinola tiennent des torches. — Rumeur.
BARNABO, montrant la foule au Barigel.
Si l'un de ces manants pousse un cri, qu'on le pende !
Les soldats écartent la foule à coups de bois de lance et rangent les dix prisonniers auprès du lion.