‹ Severo Torelli: drame en cinq actes, en versChapitre 52 sur 75 · GIAN-BATTISTA, SEVERO · texte numérisé non relu

GIAN-BATTISTA, SEVERO

Au lever du rideau, Gian-Battista Torelli, assis dans son fauteuil, près d'une table, lit à la lueur d'une cire, Severo entre au fond, s'arrête sur le seuil et regarde longuement le vieillard.

SEVERO, à part.

Il est là!... Que de fois, en franchissant le seuil, Je l'ai surpris ainsi, courbé dans son fauteuil, Silencieux, faisant quelque lecture austère.

J'approchais, je mettais un genou prés de terre; Et toujours le vieillard, poussant un joyeux cri, Me regardait avec un sourire attendri, Et je sentais alors, sur mon front qui se penche, S'appuyer longuement sa douce barbe blanche...

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