GIAN-BATTISTA, SEVERO
Au lever du rideau, Gian-Battista Torelli, assis dans son fauteuil, près d'une table, lit à la lueur d'une cire, Severo entre au fond, s'arrête sur le seuil et regarde longuement le vieillard.
SEVERO, à part.
Il est là!... Que de fois, en franchissant le seuil, Je l'ai surpris ainsi, courbé dans son fauteuil, Silencieux, faisant quelque lecture austère.
J'approchais, je mettais un genou prés de terre; Et toujours le vieillard, poussant un joyeux cri, Me regardait avec un sourire attendri, Et je sentais alors, sur mon front qui se penche, S'appuyer longuement sa douce barbe blanche...