‹ Severo Torelli: drame en cinq actes, en versChapitre 51 sur 75 · ACTE III, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE VII

SEVERO

Mais, qui que tu sois, viens, écarte ce voile. Dans mon horrible nuit, tu parais, douce étoile... Viens ! Je ne dois plus voir éclore un autre jour : Mais je ne mourrai pas sans un baiser d'amour !

7/ la prend dans ses bras, écarte le voile, la reconnaît et, brusquement, la repousse avec horreur.

Portia! Sa maîtresse! Oh!...

P O R T I A , tombant sur les genoux.

Je suis condamnée.

SEVERO, au comble de Y égarement.

Injuste Dieu ! Sais-tu quelle est ma destinée ? Pisemet dans ma main le fer du justicier; C'est un père qu'il faut frapper de cet acier. Je rencontre une femme en ma route funeste ; Elle m'aime et me tend son baiser.. • C'est l'inceste !

PORTIA

Mon Dieu ! De quel délire effroyable est-il pris ? Je ne le comprends pas... Mais je sens son mépris M' accabler., et sa haine est pour moi meurtrière... Je défaille... Au secours!

Elle essaie de se traîner vers lui.

SEVERO y avec épouvante.

Arriére! Arriére! Arriére!

Il s'enfuit et Portia s'évanouit, tandis que la musique de la sérénade se fait entendre de nouveau dans l'élotgnement. Le rideau tombe.

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