‹ Severo Torelli: drame en cinq actes, en versChapitre 65 sur 75 · ACTE V, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE III

Oui, pourquoi donc, malgré le long passé de larmes

De ma mère et l'appel de ma chère cité,

Hésité-je, à présent, presque avec lâcheté,

A lever sur le vil tyran ma main robuste,

Quand je sens que ce meurtre est permis, qu'il est juste ?

C'est ainsi. J'imagine un moyen — ô pitié ! —

De ne faire aujourd'hui ma tâche qu'à moitié

Et, risquant mon honneur, oui, j'invente une chance

D'affranchir mon pays sans lui donner vengeance.

Ah ! c'est un médiocre et bien douteux moyen!

Mais qu'il n'hésite pas à l'accepter, ou bien

Tu finiras d'un coup nos malheurs et ses crimes,

O fidèle poignard, en faisant deux victimes!...

— Des pas?... C'est lui!

Severo se cache derrière un pilier de la chapelle.

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