‹ Sévices envers les Enfants: Prophylaxie et ExpertiseChapitre 11 sur 26 · PE CO · texte numérisé non relu

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bras droit, aurait eu un appareil plâtré. Actuellement, gonflement du coude, mais cependant légère atrophie musculaire de l’avant-bras. Pas de déformation osseuse nette. Limitation des mouvements de l’avantbras (flexion à angle droit). Pronation et supination complètes.

Radiographie : irrégularité de l'extrémité inférieure de l’humérus correspondant à une fracture ancienne. Pas de déplacement.

Le petit L... est malingre, il aurait eu, il y a un mois une fracture du bras droit, et ce que l’on constate actuellement correspond à cette hypothèse. Cette fracture, dont nous ne pouvons pas, médicalement indiquer la cause a entraîné une période de soins de plus de vingt jours. L’impotence actuelle s’améliorera. Il en restera sans doute une gêne du

coude.

D'autres, pour frapper plus à leur aise prennent encore la précaution de ligoter solidement l'enfant qui, après la séance de tortures est relégué tel qu2l dans une cage ou un cachot; avec la recommandation expresse de ne pas broncher, malgré l’obscurité dont il a peur et le froid qui le fait -grelotter.

Aux membres inférieurs, c'est sur les fesses que portent les coups. Elles y sont prédestinées et consacrées (fessées). Les lésions des organes génitaux peuvent résulter d’attentats à la pudeur, de viols chez la petite fille. Le garçon peut avoir de petites blessures à la verge dues à une masturbation violente exercée sur lui par d2s personnes vicieuses (viol à rebours). Les coups portés sur la poitrine ou sur le

ventre témoignent souvent d'une intention criminelle. On peut

donc tirer certaines notions utiles du seul siège des lésions. De plus, celles-là offrent des caractères de multiplicité, de diversité, d'âge et de formè que nous allions essayer de préciser brièvement. C’est Zacchias qui s’est attaché le premier à les décrire d’une façon médico-légale. : Pour frapper, des instruments solides et durs sont employés; d’abord, les armes naturelles, les mains, les pieds, les dents qui laissent souvent leurs traces significatives. On peut remarquer que dans ce cas la préméditation n'existe pas, tandis qu’elle devient flagrante quand sont identifiés ou retrouvés des instruments. Ce peut être 1: premier objet tombé sous la main, un bâton, une corde, une pelle, une fourche ou, ce qui traduit nettement l’habitude et l'intention, un martin:t, une cravache, un fouet. Mais pour faire souffrir des enfants, d’autres ont imaginé toutes sortes de raffinements affreux, homologues de supplices chinois, combinant aux Coups, aux piqûres, aux tractions forcées, au ligotage, des brûlures avec des objets ard=nts, arrosés en plus de liquides corrosifs te] que l’acide nitrique.

Mais ce genre de cruauté est exceptionnel et constitue surtout l'œuvrs de sadiques {cas de la petite Adelina Defert, rapporté par Tardieu).

Les traces disséminées sur le corps indiquent bien que les coups ont été fréquenis. On peut même avoir la preuve de l'acharnement par la diversité des lésions, grosses ecchymo-

ses, égratignures, plaies plus ou moins profondes, brûlures.

Tous ces traumatismes peuvent avoir 1: même âge, mais on remarquera Souvent qu'ils sont plus anciens les uns que les autres; pour les ecchymoses, on pourra-même déterminer la date de chacune. On sait que leurs colorations se modifient à

mesure que l’hémoglobine subit des altérations régressives par hydratation et oxydation, prenant successivement les teintes violacée:, bleue, verte et jaune en douze à quinze jours.

Il faudra aussi étudier la forme significative des contusions, ce qui permettra de connaître la nature de l'agent vulnérant. Le pincement s2 reconnaît, grâce aux meurtrissures opposées par leurs faces convexes. Les ongles laissent une petite section de l’épiderme qui a la forme arrondis de l’ongle lui-même.

Habituellement, au cours de la pression, l’ongle se déplace légèrement ; la trace prend alors l'aspect d’un croissant. Quand la main qui exerce la violence est animée d’un mouvement rapide, l’ongle produit une égratignure linéaire étroite, l’épiderme est arraché sur une largeur plus ou moins grande. Les croutelles de cicatrisations sont aussi allongées et étroites. En les examinant, on peut approximativement déterminer le moment où l’écorchure a été faite.

Les morsures par des dents humaines présentent des caractères d’écrasements et d’incision. Les coups de corde et de lanière laissent un double sillon bleuâtre caractéristique. Les liens donnent avec les mêmes sillons l'impression de

nœuds dans la peau. Les instruments piquants présentent un

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