‹ Sganarelle, ou, Le cocu imaginaireChapitre 12 sur 41 · XXIV NOTES · texte numérisé non relu

XXIV NOTES

La nalTeté de certains de ces « beaux dictons n rendrait pourtant difficile aujourd'hui leur réimpression textuelle pour l'usage auquel ils furent si longtemps destinés. Nous citons. Dans le premier exemple, « ce bon M. de Pibrac », comme disait Montaigne, parle du troupeau d*Épicure :

Et cependant il se veautre et patrouille Dans un bourbier puant de tous costés, Et du limon des sales voluptés Il se repaist comme une orde grenouille.

Hante les bons, des meschants ne f accointe, Et mesmement en la jeune saison Que Vappetit pour forcer la raison Arme nos sens d'une brutale pointe.

Il ne faut pas au plaisir de la couche

De chasteté restreindre le beau don;

Et cependant livrer à V abandon

Ses yeux, ses mains, son oreille et sa bouche.

Soyons certains que déjà du temps de Molière tout ce fatras vieillissait. Les citations de Gorglbus ont un sens railleur qui ne doit point nous échapper.

Les Tablettes de la vie et de la mort ne sont guère connues aujourd'hui que par cette citation de Molière. Pierre Matthieu (i563-i62i) eut de son temps autant de succès que Pibrac. Son livre, qui tira son nom de la forme oblongue sous laquelle on l'imprima d'abord, resta l'un des manuels de l'enfance jusqu'à la réforme de l'enseignement par les classiques. On le trouve souvent imprimé à la suite des Quatrains de Pibrac et de ceux du président Favre, et quelquefois sous le titre de Quatrains de la va^ nité du monde.

— Idem.

La Guide des Pécheurs est encore un bon livre.

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