Acte IV, SC. V
« Batare des dieax? le moyen d’en approcher,
« c’est de leur ressembler en étant miséricor- « dieux ; la miséricorde est l’attribut de la vraie •« noblesse (1). »
Pour apprécier le mérite et l’à-propos de ces poétiques insinuations, il faudrait savoir si elles furent intercalées (comme cela se pratiquait souvent) en vue d’une représentation qui devait avoir lieu devant la reine, et surtout si cette représentation, soit à la cour, soit SUT le théâtre de la compagnie, coïncidait avec un jugement criminel et une sentence de mort imminente ou déjà rendue. Dans cette hypothèse, qui n’a rien d’invraisemblable, qu’on se figure l’émotion profonde et concentrée de la portion saine de l’auditoire, ainsi que les vibrations pénétrantes de la voix de Burbadge, renforcées par l’éloquence vivante de la physionomie la plus expressive qui fut jamais. Je dis éloquence vivante, parce que le grand acteur issu, comme le grand poète, d’une famille de récusants, ne cessa
(1) Wilt thou draw near the nature of the Gods ?
Draw near lhem lhen in being nnerciful Sweet mercy is nobility’s true badge.