‹ Shakespeare (volume 2)Chapitre 16 sur 112 · Sonnet xu · texte numérisé non relu

Sonnet xu

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Cent Tîngtfiiz sonndis célèbrent ainsi ramitië eoiiune la plus Tiye des jonissanoes et le seul bien indispensable. Elle ne donne point cependant le bonheur par&it, ear elle trahie avec elle, eoimme Tamour, son oortége de souffrances; elle est trovblée par la jalousie, par Tabsence et par les inquiétudes d'une ime passionnée que te moindre apparence de froideur effarouche. Il y a m^aœ des moments où Ton croit qu'un lien si cher va se rompre. « Adieu, dit le poète dans son «piaire-'ringt-s^Uème sonnet, tu es trop précieux pour que je te possède «t tu sais trop sans doute pe que tu vaux. » Mais ensuite les deux amis se raccommodent, et la joie raodjne dans l'àme brisée du plus sensible des deux.

Quel est ce mystérieux personnage dont le nom n'est pas prononcé une seule Ibis et qui exerce une si grande influence sur le bonheur de Shakspearet Nul doute que ce ne soit l<»rd Southampton, à qui l'auteur des sonnets a dédié les deux poèmes de Vénus et AdoÊtù et du Viol de Lucrèce. La dédicace de Lucrèce contient des expressions qui se retrouvent ici et qui doivent s'api^quer à la même personne. D'ailleurs, nous savons, par des témoignages contemporains, que ce jeune seigneur témoignait une amitié particulière à Shakspeare et à Richard Bui:badge ' . Quoique ayant neuf ans de moins que le poète, il s'attacha à lui et le protégea. En 4 603, quand le conseil royal prit des mesures sévères contre l'audace politique des dramaturges et des acteurs, lord Southampton défendit ses deux protégés : « L'un, dit-il, est le Roscius anglais ; l'autre un grand poète et mon ami particulier. »

Cependant il ne put pas toujours jouer le r61e de Hé-

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