CHAPITRE DEUXIÈME
Seconde période do la vie de Sha]upeare« ^ Ses comédies. — Prédtinlnance de la eomédie de caractère sur la comédie d'intrigue. — Ses types cpmieia«8, le pédant, le Prançalf, l'hMv, letMMTMi, lecapititoe fanfaron, les Taleto et les soubrettes. —Caractère moral de ses pièces» — Respect du poëte pour le mariage et pour l'autorité paternelle. — Importance de rameur dans «fls mwftm waâfja», — Ses nooAmtkTt types d'amant». — Lea personnage» homoristiques de; SiMkspearer. •— Faut -il les considérer comme les seuls interprètes de la pensée dn po^te!^-*' Le Marthandàê Veitin et les cîpfttciBe» alleinandsii
On distingue en général les œuvres de& poètes comi^ ques en comédies de caractère et comédies d4ntrigue. Cette division ne s'applique qu* imparfaitement aux pièces de Shakspeare. Chez lui, Tintrigue est presque toujours la partie faible et sacrifiée ; il la prend toute faite dans les nouvelles italiennes ou dans les romans du moyen âge; il ne s* inquiète pas de raccommoder aux exigences de Fart dramatique, il en conserve les longueurs et les invraisemblances; il l'accepte comme un texte donné par la tradition, auquel il ne faut rien changer, pour ne pas dérouter le public, et il n'y voit qu'une occasion de développer des caractères. Il ne sait pas qu'il y a un art de l'agencer habilement et d'en nouer les fils avec tant de dextérité, que l'enchaînement seul des scènes procure aux spectateurs un plaisir de curiosité, indépendant de toute impression littéraire ou morale. Le moindre vaudevilliste de nos jours s'étonnerait tantôt