King Richard the third, amU iv, 6C
4 if raàKSMAW.
petre It oempoea, il subiisatt eneore rinflueiiee des BonteeuMS pièecs ^e ses {urédéoesaeurs, que Kyd cA Mariowe suriMit eut consaciées à ki p^irture de la baUie «t de la ^eagcanee. Si TUm Anirênkus resseinble à la Trmgfédie upmjfmde et a« Juifit Jfe/le, on peut dire aussi ; que le sauvemr de eet deux pièces retU encore dans Riihmini.
Les rAlet der iratiiiiei^ Tiolaste» ne smit qu'une eicepKûn dana les drames de Sliakspeare. tl en crée de moins m moins à mesoie qu'il s'éloigne des eoneeptiona do sa jeunesset. Il y peiflA» au contraire» de préfiérencer les c^ radëres yertueux, nobles et touchants. L'béKune la plus întéiessapte qu'il y ait nûse Wl scèae appiurtient à la derfiière de ses AMtoim : c'est Gatherine d'Aragon „ fenose de Houri YIII. Moins connue ^e certains personnage romanesques, qu'OphéUe, que Desdémone etqu'Imo^ gène» il lui manque peut-être oette grftce poétique^ qui les a rendues populaires; maïs si le poète n'a pas jeté sur sa physionomie le voile deVidéaly si, en la |Hr«aut à l'histoire» il lui en a laissé la réalité» il & racheté l'obli*^ gsition où il se trouvait d'aeeuser nettement ses traits en lui prêtant une uoUesae et une dignité supérieures aux coneeptions de rimaginadien pure. On sent qu'dk a vécu, elle parle et elle agit comme une finaime qui a traversé i les épreuves de la irie^ et «a qu'eUe perd du e^ de la poésie» elle le regagne par sa ressemblance avec les plus beaux types de l'humanité vivante.
Varae d'Ë^paigna à la cour d'Angleterre», étruagèru a« milieu d'une lustion nouvelle, eHe s'est atts^hée à sa ptttrie d'adofitlQn par seutiiM^t du devoir et par amour pour son mari. Elle aime le roi et elle aime le peuple, non pas silencieusement, mais avec la chaleur d'une âme
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vàmie et avec la volonté do trtTailIer «a boahettr de tous deux. Halbetiiettoeneiit elle est ravdojpptfe d*iittri^ gaes politiques ^pi'eUe ne connatt pos, elle Tit sons im iègae où il est deogereux de suivie son prwder mouve* jieiit, perce q«if U est k bu, et c'est sa générosité netoidle qui la perd. Le cardinal Wolsey gouverne l'esprit de Henri Vin^ écrase la nation d'impôts pour satisftiire son Ittxe, et empèdie les plaintes publiques d'arriver jusqu'au prince. La reine, toucbée dc^souOrsnees popu** laires, commet l'imprudence d'en porter l'expression aux pi^ du trône: c'est déclarer la guerre au cardinal. Celui-ci le comprend ainsi et il répond à ces bostilitës par de sérieuses représailles. Il attaque Catherine dans ce qu'elle a de plus cher au monde, dans son afléction conjugale, il inspire au roi des scrupules sur la légitimité de son mariage et il obtient que la reine soit citée à comparattre devant la haute cour de juatice pour qu'on y examine la validité de son titre*
Ici commence le supplice de cette malheureuse princesse. Elle se défend avec un courage admirable. Mais que peut-elle, toute seule, contre l'animosité implacable du ministre et l'indifférence secrète de wm mari? Son langage est celui de l'innocence intrépide et décidée à défendre ses droits jusqu'au bout. La conscience qu'elle a de la bonté de sa cause lui fait trouver les paroles les plus propres à émouvoir le tribunaU En suivant l'inspi* rati<m de son cœur, elle est plus habile que si elle cherchait à l'être. En face de ses juges, elle ne veut voir I que le roi et c'est à lui seul qu'elle s'adresse. Ce qu'elle lui dit alors, l'avocat le plus éloquent ne l'aurait pas trouvé. Il n'y a que l'âme d'une femme ou celle d'un poêle qui puisse le sentir.
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€ Sire, je vous demande de me rendre justice et de m*accorder votre pitié. Car je ne suis qu'une pauvre ibmme et une étrangère, née hors de votre royaume. Je n'ai ici ni juge impartial ni assurance d'être traitée avec équité et bienveillance. Hélas 1 Sire, en quoi vous ai-je offensé? Quelle cause de déplaisir vous a donnée ma conduite, que vous songiez ainsi à me répudier et à me retirer vos bonnes grâces? Le ciel m'est témoin que j'ai été pour vous une femme fidèle et humble, soumise en tout temps à votre volonté, que j'ai toujours eu peur de provoquer votre mécontentement, oui, et que j'ai conformé ma contenance à la vôtre, triste ou gaie, suivant votre humeur: Quand m'est-il arrivé jamais de contredire votre volonté et de ne pas en faire la mienne? Quel est celui de vos amis que je ne me suis pas effbrcée d'aimer, alors même que je savais qu'il était mon ennemi ? Si un de mes amis s'attirait votre colère, ai-je continué à l'aimer? Ne l'ai-je point averti, au contraire, de ne plus s'approcher de moi? Sire, rappelez-vous que j'ai été votre femmOf avec cette obéissance, pendant plus de vingt années, et que j'ai eu le bonheur de vous donner plusieurs enfants 1 » '
Après ce beau plaidoyer, Catherine récuse le cardinal Wolsey pour juge et sort de la salle où siège le tribunal, sans vouloir répondre à l'appel de son nom. Elle n'en est pas moins condamnée , mais elle rejette sur ses ennemis tout l'odieux de sa condamnation. Nous la retrouvons ensuite aux prises avec Wolsey et avec le légat du pape, qui essayent de la décider à s'en remettre au bon plaisir de Henri YIII. Dans cette scène très-bien conduite,