‹ Shakespeare (volume 2)Chapitre 41 sur 112 · Kînfi Richard the second^ iict. ni, 8C · texte numérisé non relu

Kînfi Richard the second^ iict. ni, 8C

DRAMES «STOiaQUES. MS"

chante. Ce n'est point un caractère tragique. II n'a pas su ag;ir et 11 ne xu>us a pas intéressés tant qu'il a été sur le trône, parce qu'il n'avait aucune des qualités du souverain. Mais, dès qu'il est déchu de son pwmMr , sa sensibilité aocis aÉleodiit. Nous ne nous rendons pas compte de l'émotion que nous éprouvons, nous ne nous demandons point sî le poète ne sort pas des limites de l'art dramatique pour tomber dans Télégie, nous sommes touchés, et cet empire que Shakspeare prend sur nous te jastîâe mieux que toutes les théories, n n'est pas donné à tacts les hemmes'de souffrir beaucoup. Il n'y a que les natures déFicates qui aillent jusqu'à un certain degré de souffrance que n'atteignent pas les âmes vulgaires. Le cœur de Richard est de ceux que la douleur pénètre profondément, et c'est pour cela que nous en suivons, avec intérêt, les agiftations.

On oblige le roi à abdiquer et à choisir Bolingbroke pour son successeur. Cette situation cruelle amène un nouveau déchirement dont nous recueillons Texpression. « Hélas ! s'écrie Im victime, pourquoi m'obUge-t-onâ comparaître devffiBt m TOt avant que j'aie liépûiiillé les idées royales avec lesquelles je r^ii«ist II est impossible que j^aie déjà pu apprendre à parler d'une voix insinuante, . à flatter, à m^inclîner, à fléchir le genou. Donnez à ladouleur le temps de me façonner à cette soumission. » Alors commence la scène de l'abdication^ une des plus belles qu'ait conçues la pensée du poète et où tous les sentiments que le malheur a réveillés ou développés dans l'âme de Richard, la résignation, la douleur, k dignité , la clairvoyance et le mépris des hommes se succèdent et assombrissent ou éclairent tour à tour cette: physionomie mobile.

184 8HAKSPEARE.

BOLINGBROKB.

Est-ce YoloDtairement que vous résignez la couronne?

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