‹ ShakespeareChapitre 121 sur 137 · Midsummer mffht*s drenm, act. v, se · texte numérisé non relu

Midsummer mffht*s drenm, act. v, se

ment. « Pendant mes voyages, dit-elle par la bouche de Thésée , il est souvent arrivé que , dans les réceptions qu*on me faisait, de grands clercs avaient préparé d'avance les compliments qu'ils devaient m' adresser. Quand Je les voyais trembler et pâlir, s'interrompre au milieu d'une phrase commencée , bégayer timidement les inflexions de leur langue exercée, rester court et ne pouvoir achever leurs harangues, dans leur silence même je lisais la cordialité de leur accueil, et la timidité craintive de leur respect m'en disait plus que n'aurait pu m'en apprendre la verbeuse éloquence d'un orateur effronté ' . »

Tous ces éléments variés du drame , le fantastique , l'intrigue d'amour, la comédie burlesque, les allusions aux personnages présents , les traits de circonstance et les idées générales , Shakspeare les fond dans une harmonie merveilleuse et en compose une trame légère > mais solide, où le doigt ne découvre aucune partie plus faible que les autres. Ce qui fait surtout la beauté de cette œuvre, c'est la mélodie continue du rhythme et le charme poétique du style. Tout y coule de source. On n'y sent aucune trace d'emphase ni d'affectation. Le langage a des ailes, comme Puck, et suit sans effort le vol de la pensée. Les Anglais peuvent citer le Songe d'une nuit d'été comme un modèle d'harmonie aux étrangers qui contestent les qualités musicales de leur langue, de même que les Allemands citent la première partie de Faust comme un chef-d'œuvre de versification mélodieuse.

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