‹ ShakespeareChapitre 128 sur 137 · Lamb's Essays on ihe tragédies of Shakspeare · texte numérisé non relu

Lamb's Essays on ihe tragédies of Shakspeare

3. Hazlitt's Lectures on the dramatic literature of the âge oj Elixabeth.

qu à dire que cette pièce ressemble moins à un drame qu'à un roman *. Aux yeux de Tieck et de Schlegel , cette réserve et d'autres encore, que suggérait à Goethe son goût croissant pour Fart antique , paraissaient une impiété. Leur école a élevé Shakspeare au rang d'une divinité, où le maintient, depuis cinquante ans, toute la critique germanique , quoique des symptômes de réaction commencent déjà à se manifester dans le récent ouvrage de M. Kreyssig. Cependant , excepté cette affirmation : « Shakspeare est dieu , » je ne vois que contradictions parmi les opinions des prêtres du nouveau culte.

Les uns, comme les hégéliens, et notamment comme M. Rosencranz et M. Visher*, appliquent à ses œuvres leslois de la science du beau, telle qu'ils la conçoivent, y cherchent la démonstration artistique du panthéisme et la poursuivent à travers le mythe d'Hamlet qui leur paraît l'expression la plus vraie de la pensée du poëte. D'autres, au contraire, comme M. Ulrici*, remarquent ses tendances spiritualistes et morales qu'ils érigent en système raisonné , et ramènent à de pures conceptions philosophiques les plus poétiques et les plus vivants de ses drames, tandis que le groupe des esprits politiques, à la tête desquels est M. Gervinus % le croit occupé de donner des leçons de conduite à la race teutonique, combat les conclusions qu'on a tirées du rôle m^élancolique d'Hamlet qui ne peut servir qu'à amollir les âmes , et oppose à ce prétendu modèle l'actif et énergique Henri V dans lequel il personnifie Shakspeare. Le défaut commun

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