King Henry VIII, act. ii, se
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Chez ce jeune gentilhomme se retrouvent toutes les qualités des races du Nord, la fierté native, les instincts belliqueux , Tamour de la gloire et du danger poussé jusqu'à la témérité, Timpétuosité des sentiments et la violence des passions qu'aucune digue ne peut arrêter, une fois qu'elles sont déchaînées. Il a contribué, ainsi que toute sa famille, à faire de Bolingbroke un roi d'Angleterre, et il sert fidèlement le monarque qu'il s'est donné, jusqu'au jour où celui-ci offense son orgueil. Mais, de même qu'il n'a pas fait grâce aux ennemis de Henri IV sur le champ de bataille, il ne pardonne pas une injure, quel que soit le rang de celui dont il la reçoit. On lui conteste le droit de garder les prisonniers qu'il a faits en combattant les Écossais, et Ton refuse de racheter son beau-frère, Mortimer, qui est tombé entre les mains des Gallois. Le roi lui-même appelle Mortimer un rebelle, défend que son nom soit prononcé et quitte Percy, en lui disant : « Envoie-moi tes prisonniers ou tu entendras parler de moi. » Par ce langage impérieux, Bolingbroke s'est fait un ennemi mortel. Le bouillant Hotspur s'abandonne à toute sa colère, quand le prince est parti. « Mes prisonniers, s'écrie-t-il, quand le diable viendrait me les demander en rugissant, je ne les enverrais pas. Je vais courir après lui et le lui dire à l'instant. — Ne plus parier de Mortimer ! Parbleu, je parlerai de lui ! et que le ciel refuse tout pardon à mon âme, si je ne me joins pas à lui ' ! » Son irritation, comme celle d'Achille dans l'Iliade, va jusqu'à la fureur. Habitué à briser toutes les résistances et incapable de se modérer , il s'enivre de ses propres paroles, il s'échauffe à mesure qu'il exprime ses griefs